ARTHROPODES DE LA
PRINCIPAUTƒ DE MONACO
COLƒOPTéRES, HƒTƒROPTéRES
Aper�u sur les Fourmis, les Isopodes
et les Pseudoscorpions
MONACOBIODIV
Rapport final - 1er fŽvrier
2011

Philippe PONEL1, Sylvain FADDA1,
Jean-Michel LEMAIRE2, Armand MATOCQ3,
Michel CORNET4, Daniel PAVON1
1Institut MŽditerranŽen d'Ecologie et de
PalŽoŽcologie (UMR CNRS 6116)
UniversitŽ Paul
CŽzanne, Europole MŽditerranŽen de l'Arbois, Pavillon Villemin, BP 80,
F-13545 Aix en
Provence cedex 04
philippe.ponel@univ-cezanne.fr, fadda.sylvain@gmail.com,
daniel.pavon@univ-cezanne.fr
2AttachŽ au Museum d'Histoire Naturelle
de Nice
mas Lou Coulet, 2162 chemin du Destey, F-
06390 Contes
jean-michel.lemaire06@orange.fr
3AttachŽ au MusŽum National d'Histoire
Naturelle,
Laboratoire
d'Entomologie, 45 rue Buffon, F-75005 Paris
matocq.armand@wanadoo.fr
410
avenue Mireio, F-06100 Nice
cornetcoleo1@free.fr
Les insectes ne jouissent pas d'une grande considŽration parmi le grand public, dont le principal souci para”t plut™t l'Žradication de toutes ces petites b�tes qui rampent et qui volent. Cependant, parmi la myriade d'esp�ces recensŽes en Europe (un dŽnombrement rŽcent estime ˆ 34 600 le nombre total d'esp�ces d'insectes en France mŽtropolitaine), de plus en plus d'insectes commencent ˆ souffrir des changements profonds subis par les paysages, surtout depuis une cinquantaine d'annŽes: intensification de l'agriculture accompagnŽe de l'usage d'engrais et de pesticides, suppression des haies, ass�chement des zones humides, industrialisation de la sylviculture, bŽtonnage et goudronnage de surfaces sans cesse croissantes, expansion du tissu urbain...
Bien que ces bouleversements soient particuli�rement sensibles dans les rŽgions d'Europe moyenne les plus peuplŽes et les plus industrialisŽes, les rŽgions mŽditerranŽennes n'ont pas ŽtŽ ŽpargnŽes par l'urbanisme intensif, surtout sur la frange littorale qui a subi de plein fouet l'explosion touristique qui a marquŽ dans cette rŽgion la seconde partie du XX¡ si�cle. Ces menaces sur les milieux mŽditerranŽens fran�ais sont prŽoccupantes car ce sont prŽcisŽment des milieux d'une grande richesse biologique, gŽographiquement limitŽs, donc particuli�rement fragiles. L'origine de cette grande diversitŽ entomologique est complexe, elle rŽsulte de multiples facteurs: un hŽritage historique, d'abord, qui a permis ˆ la microfaune de survivre aux glaciations quaternaires gr‰ce ˆ un climat particuli�rement favorable (c'est en particulier le cas du littoral des Alpes-Maritimes et de la Ligurie), une diversitŽ floristique remarquable impliquant une grande diversitŽ des insectes phytophages infŽodŽs aux plantes, une grande diversitŽ gŽologique... Ë titre d'exemple, les dŽpartements 04-05-06-13-83-84 de la rŽgion Provence-Alpes-C™te d'Azur rec�lent tr�s approximativement 50 % de la totalitŽ des esp�ces fran�aises de ColŽopt�res (carabes, cŽtoines, longicornes, charan�ons...), soit 5 000 esp�ces sur 10 000.
Le probl�me de la conservation des esp�ces d'insectes (et plus gŽnŽralement de la conservation de la biodiversitŽ entomologique) est donc devenu assez rŽcemment un enjeu important (Samways, 2005) dans la politique de Protection de la Nature, et a dŽbouchŽ sur diverses mesures: conventions supranationales, directives communautaires, crŽation de rŽseaux d'espaces protŽgŽs, arr�tŽs de protection d'esp�ces, etc. En ce qui concerne les insectes, l'efficacitŽ de ces mesures reste controversŽe, d'autant plus que ces organismes sont presque toujours difficiles ˆ observer, identifier, inventorier et comptabiliser, contrairement aux plantes et aux vertŽbrŽs, par exemple. Il est donc important de bien conna”tre cette faune discr�te mais variŽe pour pouvoir la protŽger efficacement.
Enfin, les probl�mes de conservation de la biodiversitŽ entomologique en milieu urbain sont devenus cruciaux, et ont suscitŽ un nombre toujours croissant d'Žtudes (voir par exemple Hardy et Dennis, 1999), conduisant ˆ promouvoir des pratiques de dŽveloppement durable qui tentent, dans une certaine mesure, de concilier dŽveloppement urbain et respect de la diversitŽ entomologique (Hunter et Hunter, 2008). En France par exemple, le projet du Minist�re de l'Ecologie, du DŽveloppement durable, des Transports et du Logement "Trame verte et bleue" dont la finalitŽ est de maintenir ou restaurer les continuitŽ Žcologiques se situe dans un tel contexte (http://www.developpement-durable.gouv.fr/-La-Trame-verte-et-bleue,1034-.html).
Depuis ces derni�res annŽes, Monaco sÕest engagŽ vis-ˆ-vis notamment des Conventions Internationales comme celle sur la DiversitŽ Biologique ou la Convention Alpine, ˆ dresser un inventaire prŽcis de la biodiversitŽ de la partie terrestre de son territoire. Les recensements effectuŽs Žpisodiquement jusque-lˆ ne concernaient que des parties du bassin englobant la PrincipautŽ et en particulier la documentation sur les insectes demeurait ancienne et nŽcessitait une rŽactualisation scientifique et systŽmatique. Ainsi, dans son catalogue "Les Insectes ColŽopt�res du dŽpartement des Alpes-Maritimes" datant de 1879, Alexandre Peragallo signale quelques esp�ces rencontrŽes dans les limites de la PrincipautŽ. Pr�s de 130 ans apr�s sa parution, cet ouvrage introuvable est largement pŽrimŽ. L'ouvrage fondamental de Caillol (1908-1954), le "Catalogue des ColŽopt�res de Provence", ne fait quasiment jamais Žtat de la prŽsence d'esp�ces ˆ Monaco. La part rŽservŽe aux insectes (Billi, 1999) dans l'ouvrage collectif "La diversitŽ biologique et paysag�re de la PrincipautŽ de Monaco et de ses environs" est relativement modeste et de toute fa�on non limitŽe au territoire de la PrincipautŽ. Il n'existe donc ˆ l'heure actuelle aucun vŽritable recensement des insectes prŽsents sur ce petit territoire.
Alors que l'inventaire de la flore sauvage effectuŽ en 2006 avait rŽvŽlŽ lÕŽtonnante richesse botanique de la PrincipautŽ de Monaco (MŽdail et al., 2007), situŽe gŽographiquement dans un des hotspots mŽditerranŽens mondiaux de la biodiversitŽ vŽgŽtale, la rŽalisation dÕun inventaire des insectes vivant en association avec les plantes des espaces naturels de la PrincipautŽ sÕinscrivait comme une suite logique et indispensable ˆ lÕinventaire botanique.
Une campagne dÕinventaire de lÕentomofaune monŽgasque sÕŽtendant sur les annŽes 2008 ˆ 2010 a ainsi ŽtŽ lancŽe dans le cadre de la Convention de partenariat MONACOBIODIV, entre la Fondation Prince Albert II, le Gouvernement Princier, le Conservatoire botanique national mŽditerranŽen de Porquerolles (CBNMP), l'Institut MŽditerranŽen d'ƒcologie et de PalŽoŽcologie (IMEP) et l'UniversitŽ Paul CŽzanne Aix-Marseille III. L'objectif de l'Žtude est de fournir une Žbauche d'inventaire pour plusieurs groupes d'insectes, de signaler les esp�ces d'intŽr�t biologique majeur, et Žventuellement de proposer des conseils de gestion dans la perspective du maintien d'une diversitŽ entomologique aussi ŽlevŽe que possible sur ce territoire de superficie restreinte et largement urbanisŽ.
Les principaux ordres d'insectes ciblŽs sont les ColŽopt�res (scarabŽes) mais aussi les HŽtŽropt�res (punaises). Le nombre total estimŽ de ColŽopt�res atteint pour la France le chiffre de 9600 esp�ces (soit 27,2 % du nombre total d'insectes fran�ais), alors que les HŽtŽropt�res rassemblent 3350 esp�ces (soit 10,1 %), selon Martinez et Gauvrit (1997). Ë eux deux les groupes envisagŽs rŽunissent donc pr�s du tiers de la faune fran�aise d'insectes. Les autres ordres numŽriquement importants, comme les Dipt�res (mouches) et les HymŽnopt�res (abeilles et gu�pes), n'ont pas ŽtŽ pris en compte en raison de difficultŽs d'identification souvent insurmontables, ou m�me de leur raretŽ dans la PrincipautŽ comme c'est le cas pour les LŽpidopt�res Rhopaloc�res (papillons diurnes). Nous avons ŽchantillonnŽ quelques esp�ces dÕHymŽnopt�res Formicidae (fourmis) mais les techniques employŽes nÕŽtant pas parfaitement appropriŽes pour cette famille, nous avons finalement dŽcidŽ de ne pas la traiter, ˆ lÕexception dÕune esp�ce remarquable qui a ŽtŽ dŽcouverte au moyen d'une technique employŽe pour l'extraction des ColŽopt�res de la liti�re. Par ailleurs, les difficultŽs dÕidentification et la raretŽ des spŽcialistes compŽtents sont lˆ encore des facteurs rŽdhibitoires.

ReprŽsentation relative approximative
des principaux ordres d'insectes

Un ColŽopt�re Scarabaeidae :
Amadotrogus
vicinus (Mulsant, 1842)

Un HŽtŽropt�re Pentatomidae :
Carpocoris
pudicus (Poda 1761)
Nous avons dŽbutŽ nos investigations au printemps 2008 en sŽlectionnant avec l'aide du Service d'AmŽnagement Urbain de la PrincipautŽ quatre secteurs d'Žtudes, qui sont ceux prŽsentant une vŽgŽtation encore assez diversifiŽe et a priori favorable aux insectes.
- le Rocher (en particulier les glacis du Palais Princier), de loin le secteur le plus favorable par la diversitŽ de la flore et l'aspect relativement "sauvage" et prŽservŽ, en dŽpit de l'envahissement des lieux par de nombreuses plantes exotiques invasives (ailantes, pŽlargoniums, Aeonium...) qui ont trouvŽ dans ces lieux peu frŽquentŽs et climatiquement privilŽgiŽs un terrain tr�s favorable. Ces glacis ne font l'objet d'aucun amŽnagement ni plantation, seules des opŽrations d'Žradication de certaines plantes particuli�rement envahissantes sont pratiquŽes ˆ intervalles rŽguliers. Apr�s quelques prospections tests menŽes dans les jardins et parcs, nous avons dŽcidŽ de sŽlectionner ces glacis et d'y concentrer l'essentiel de nos investigations sur le Rocher. Au cours de la derni�re phase de l'Žtude (2010) nous avons Žgalement abandonnŽ les autres placettes de la PrincipautŽ pour accro”tre l'effort de prospection sur ces glacis, ce qui nous a permis d'augmenter fortement le nombre d'esp�ces de l'inventaire.
Dans la suite de ce rapport, nous ne ferons pas la distinction entre glacis Est et glacis Nord, qui, bien qu'un peu diffŽrent au niveau du couvert vŽgŽtal, sont gŽographiquement tr�s proches.

Les glacis Est et Nord du
Palais Princier




Les glacis Est et Nord du
Palais Princier
- les abords de la Porte Neuve, le long de la Rampe Major, o� des milieux non transformŽs en jardins subsistent sur les pentes entre la rampe et l'Avenue de la Quarantaine. Ces biotopes prŽsentent cependant un aspect tr�s anthropisŽ car divers arbres et arbustes non autochtones (ailantes, pittosporums...) ont colonisŽ les lieux, et de plus la strate herbacŽe est fauchŽe chaque annŽe ˆ l'occasion du Grand Prix de Monaco, pour limiter les risques de dŽpart de feux.


Les abords de la Rampe Major
et de la Porte Neuve
- le vallon de Sainte DŽvote, peu favorable car essentiellement composŽ d'espaces verts compl�tement artificiels, ˆ l'exception d'une petite zone peu accessible ˆ l'ouest de la Chapelle, que nous avons surtout prospectŽe au dŽbut de l'Žtude.

Le vallon de la chapelle
Sainte DŽvote
- la Source Marie, o� deux secteurs ont fait l'objet de prospection, l'un au niveau du rond-point au sud de la voie rapide, et l'autre beaucoup plus vaste au nord de la voie rapide. La station du rond point est tr�s dŽgradŽe, ˆ vŽgŽtation surtout rudŽrale mais avec persistance �ˆ et lˆ d'ŽlŽments intŽressants comme Euphorbia dendroides. La parcelle nord s'est avŽrŽe beaucoup mieux prŽservŽe, avec des bosquets de Laurus nobilis, de vieux figuiers, un couvert imposant d'Acanthus mollis, et malheureusement une prolifŽration d'ailanthes. La partie haute de la parcelle transformŽe en jardin potager hŽbergeait une vŽgŽtation variŽe typique des terrains cultivŽs. Nous n'avons pu hŽlas poursuivre l'Žtude de cette zone en raison du lancement de gros travaux de constructions ˆ l'automne 2009.


La station de la Source
Marie au nord de la voie rapide
En ce qui concerne les grottes et les cavitŽs, nous nÕavons pu visiter ˆ ce jour que la grotte de lÕObservatoire (dite du Jardin Exotique) et les galeries artificielles du Palais Princier. D'autres cavitŽs favorables aux ColŽopt�res cavernicoles pourraient faire l'objet de visites dans les prochains mois.

Situation des 4 principaux
secteurs ŽtudiŽs
Le contour jaune reprŽsente
la fronti�re terrestre franco-monŽgasque
Dans toutes ces zones, l'objectif a ŽtŽ de collecter un maximum d'insectes au moyen des techniques traditionnellement utilisŽes par les entomologistes.
En raison de la complexitŽ des lieux, du relief, de l'exigu•tŽ de certains secteurs, nous n'avons pas cherchŽ ˆ utiliser des techniques de prŽl�vement quantitatives qui auraient permis une exploitation statistique des donnŽes, mais l'objectif de l'Žtude Žtait surtout d'Žtablir un inventaire le plus exhaustif possible en mettant en Ïuvre les techniques les plus variŽes.
Les techniques d'Žchantillonnage
Les piŽgeages par
pi�ges aŽriens
Ce type de pi�ge appelŽ aussi pi�ge-vitre ou pi�ge ˆ interception peut fonctionner sans app‰t mais peut aussi �tre dotŽ d'un app‰t composŽ de bi�re sucrŽe, contenue dans le bocal rŽcepteur. Nous avons choisi cette technique qui augmente l'attractivitŽ du pi�ge puisque notre objectif Žtait d'Žchantillonner le maximum d'esp�ces de ColŽopt�res. Son efficacitŽ repose sur l'attractivitŽ des liquides fermentŽs vis-ˆ-vis de beaucoup d'esp�ces de ColŽopt�res. Ceux-ci en volant autour du pi�ge viennent heurter les plaques de plexiglass et sont recueillis dans le bocal rŽcepteur, qui contient l'app‰t additionnŽ de sel et de sucre. Pour augmenter les rendements des pi�ges, un tube muni d'un bouchon percŽ et contenant de la sciure imbibŽe d'un mŽlange ˆ 50% d'alcool ˆ 90¡ et d'essence de tŽrŽbenthine a ŽtŽ ajoutŽ sur chaque pi�ge. Cet app‰t complŽmentaire a pour but d'attirer les ColŽopt�res associŽs aux essences rŽsineuses. Ces dispositifs sont relevŽs en principe une fois par mois.
Au cours de la pŽriode avril 2008 - octobre 2008 et mai 2009 - octobre 2009, 6 pi�ges "Polytrap" ont ŽtŽ disposŽs sur la PrincipautŽ: 3 sur les glacis nord du Palais Princier, 2 au niveau de la Porte Neuve en dessous de la Rampe Major, et 1 ˆ la Source Marie.

Un pi�ge ˆ interception "Polytrap" en cours
de pose sur les glacis du Palais Princier
Des pi�ges moins voyants (bouteilles plastiques) ont ŽtŽ placŽs dans les zones plus exposŽes aux regards comme le vallon de Sainte DŽvote, cependant les rŽsultats ont ŽtŽ dŽcevants et l'expŽrience de 2008 n'a pas ŽtŽ renouvelŽe en 2009.

Pi�ge aŽrien simplifiŽ (bouteille d'eau minŽrale
dŽcoupŽe),
utilisŽ pour les stations les plus frŽquentŽes par le
public (Vallon de Sainte DŽvote)
Dans l'ensemble les rŽsultats ont ŽtŽ inŽgaux puisque les piŽgeages effectuŽs en 2008 ont ŽtŽ tr�s productifs contrairement ˆ ceux rŽalisŽs en 2009. De plus en 2009 les pi�ges ont subi diverses dŽgradations dues aux intempŽries (vents violents) et au vandalisme (Source Marie), et n'ont pas permis d'ajouter beaucoup d'esp�ces ˆ l'inventaire. Les conditions climatiques ont ŽtŽ Žgalement dŽfavorables en 2009 puisque la pŽriode du mois de mai, habituellement tr�s favorisŽe sur le plan mŽtŽorologique en rŽgion mŽditerranŽenne, a ŽtŽ exceptionnellement pluvieuse.
Une variante du pi�ge ˆ interception, le pi�ge ˆ cadavres (contenant un animal mort), a ŽtŽ installŽe sur les glacis et ˆ Sainte DŽvote, dans le but d'inventorier la faune souvent tr�s riche associŽe aux cadavres en dŽcomposition.

Un pi�ge ˆ cadavre: l'app‰t est introduits dans le
bocal en verre,
les insectes nŽcrophages sont recueillis dans le pot
en plastique.
Le pi�ge lumineux
ultra-violet
Cette technique est bien connue des entomologistes car elle permet dÕinventorier de nombreuses esp�ces crŽpusculaires et nocturnes qui sont quasiment introuvables par les mŽthodes traditionnelles de prŽl�vement. Elle donne d'excellents rŽsultats m�me dans un contexte urbain, comme nous lÕavions dŽjˆ constatŽ ˆ Hy�res dans le Var (Ponel, 1988). Cette technique repose sur lÕattractivitŽ du rayonnement ultra-violet sur de nombreux insectes crŽpusculaires et nocturnes. Le pi�ge lumineux utilisŽ (voir photo ci-dessous) a ŽtŽ rŽalisŽ ˆ notre intention par le MusŽum dÕHistoire Naturelle de la ville de Nice. Il comporte un tube ˆ nŽon placŽ au milieu de plaques verticales qui interceptent les insectes en vol. Ceux-ci tombent dans lÕentonnoir puis dans le bocal rŽcepteur contenant du propyl�ne glycol, milieu non volatil et non toxique, ayant les m�mes propriŽtŽs conservatrices que lÕalcool Žthylique. Un disque en plastique rigide surmonte le dispositif et prot�ge lÕappareil en cas de pluie.
Nous avons installŽ un tel pi�ge ˆ une potence, ˆ la poterne Est du Palais Princier pendant les mois de juillet ˆ septembre. Le dispositif Žtait fonctionnel tous les soirs de 21h ˆ 0h et sÕallumait automatiquement gr‰ce ˆ une minuterie. Le bocal rŽcepteur a ŽtŽ relevŽ chaque semaine ou tous les 15 jours en fonction de son degrŽ de remplissage.

Position du pi�ge lumineux UV
au Palais Princier, entre les glacis Est et Nord

Le pi�ge lumineux UV automatique installŽ ˆ la poterne
Est du Palais Princier pendant lÕŽtŽ 2010
Le fauchage de la
strate herbacŽe
D'autres techniques traditionnelles chez les entomologistes ont Žgalement ŽtŽ employŽes, comme la collecte des insectes vivant sur la vŽgŽtation herbacŽe ˆ l'aide d'un filet spŽcial, le filet fauchoir. En exer�ant un mouvement de balayage, cet outil permet de faire tomber les insectes phytophages dans la poche rŽceptrice sans endommager la vŽgŽtation.

Le filet fauchoir, instrument de prospection de la
strate herbacŽe
Le battage de la
vŽgŽtation ligneuse
L'utilisation d'une sorte de parapluie inversŽ (la nappe montŽe ou "parapluie japonais") permet de recueillir les insectes qui se tiennent sur les branches des arbres et arbustes. La nappe est placŽe sous la branche que l'on souhaite explorŽ, puis cette branche est frappŽe d'un coup sec au moyen d'un b‰ton. Les insectes se laissent choir sur la nappe et peuvent �tre facilement prŽlevŽs au moyen d'un aspirateur entomologique. Cette technique est efficace pour recueillir les esp�ces saproxylophages associŽes au bois mort, les esp�ces phyllophages qui se nourrissent du feuillage des arbres, les esp�ces prŽdatrices qui frŽquentent la vŽgŽtation ˆ la recherche de leurs proies. De plus, beaucoup d'esp�ces de la strate herbacŽe, non liŽes aux arbres, frŽquentent la canopŽe en ŽtŽ lorsque la strate herbacŽe est grillŽe par la chaleur et le sŽcheresse. Ce comportement est motivŽ par la nŽcessitŽ de trouver de l'ombre et de la fra”cheur. Le battage constitue donc ˆ certaines pŽriodes une technique complŽmentaire au fauchage.

Prospection ˆ la "nappe montŽe" des
euphorbes arborescentes sur les glacis du Palais Princier,
ˆ la recherche du charan�on Dichromacalles rolletii
L'Žchantillonnage de
la faune de la liti�re
Qu'est-ce que cette "liti�re" qu'il est important d'Žchantillonner ? Il s'agit de l'accumulation de feuilles mortes, de branchettes et de dŽbris vŽgŽtaux divers qui s'amassent au pied des arbres et des arbustes. Cette liti�re est le si�ge d'une activitŽ biologique importante, puisque de nombreux microorganismes et invertŽbrŽs se localisent dans ce milieu et sont impliquŽs dans la fragmentation, la dŽgradation et la transformation naturelle de ces dŽbris vŽgŽtaux en humus.

Quelques exemples
d'invertŽbrŽs associŽs ˆ la liti�re et ˆ la couche superficielle du sol
Pour Žchantillonner ces invertŽbrŽs "dŽcomposeurs" vivant ce milieu tr�s particulier, et les ColŽopt�res qui sont aussi associŽs ˆ ce biotope, il est nŽcessaire d'utiliser un tamis spŽcial, le tamis Winkler. Cet outil permet de traiter les accumulations de dŽbris vŽgŽtaux en sŽparant les fragments grossiers des particules fines. Ces derni�res tombent dans la poche rŽceptrice en m�me temps que les petits insectes. De retour au laboratoire cette masse de dŽbris est placŽe sur un appareil de Berlese, qui permet d'extraire automatiquement la microfaune par dessiccation. Les petits animaux traversent la grille et tombent dans le flacon rŽcepteur placŽ sous l'entonnoir et garni d'un liquide conservateur.

PrŽl�vement de la "liti�re"


Le tamis Winkler et l'appareil de Berlese
L'Žchantillonnage de
la faune souterraine
Les terrains calcaires karstiques de la PrincipautŽ prŽsentent un rŽseau de diaclases, de fissures et de cavitŽs souterraines, certainement peuplŽ d'une riche faune d'insectes troglobies. L'intŽr�t biologique de cette faune, encore insuffisamment connue, est d'�tre en grande partie composŽe d'insectes ˆ rŽpartition limitŽe, voire endŽmiques (qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde). Il est prŽvu d'effectuer une prospection de toutes les cavitŽs accessibles. Pour le moment, seules la grotte de lÕObservatoire et les galeries artificielles du Rocher ont fait l'objet de prospections. La chasse ˆ vue Žtant peu adaptŽe ˆ l'Žchantillonnage de la faune cavernicole discr�te et furtive, nous avons surtout utilisŽ la technique du pi�ge "pitfall" avec liquide attractif, qui permet de capturer les animaux circulant ˆ la surface du sol.

Les galeries situŽes sous
les glacis du Palais Princier

Pi�ge terrestre Barber utilisŽ pour l'Žchantillonnage
des insectes cavernicoles
L'Žchantillonnage de
la faune du sol: le lavage de terre
Cette technique a ŽtŽ inventŽe voici tr�s exactement un si�cle par le Dr Normand (1911a, 1911b). Elle est actuellement toujours utilisŽe en raison de sa simplicitŽ et de son cožt nŽgligeable. Apr�s avoir dŽgagŽ les premiers centim�tres d'humus superficiel dont la faune peut-�tre rŽcupŽrŽe plus aisŽment par simple tamisage, le sol est prŽlevŽ ˆ la b�che jusqu'ˆ une profondeur d'une cinquantaine de cm, puis plongŽ par petites quantitŽs dans un grand seau (ou bassine) rempli d'eau et longuement remuŽ ˆ l'aide d'un b‰ton. Apr�s quelques minutes de dŽcantation, les particules lŽg�res (fragments vŽgŽtaux, invertŽbrŽs divers) surnagent ˆ la surface de l'eau. Il suffit de prŽlever cette fraction flottante ˆ l'aide d'une passoire, de l'essorer puis de la placer sur un appareil de Berlese identique ˆ celui utilisŽ pour l'extraction de la faune de la liti�re. Lors de la dessiccation du matŽriel les insectes descendent progressivement, traversent le grillage et tombent dans le bocal rŽcepteur. Gr‰ce au concours des jardiniers du Palais Princier qui nous ont alimentŽ en eau, nous avons pu tester cette mŽthode sur les glacis du Palais.
La liste dÕesp�ces arr�tŽe fin
janvier 2011 comprend 330 taxons de ColŽopt�res (sans compter une dizaine de
taxons dÕAleocharinae, staphylins dÕidentification tr�s dŽlicate) et 101 taxons
dÕHŽtŽropt�res. Il sÕagit donc dÕune faune tr�s riche compte tenu de lÕexiguitŽ
des biotopes ŽtudiŽs, bien plus riche que prŽvu au lancement du projet. Les
derniers prŽl�vements ont dÕailleurs montrŽ que malgrŽ trois ans de
prospections intensives il Žtait possible dÕenrichir encore lÕinventaire de
fa�on significative, il est donc certain que de nouvelles recherches
aboutiraient ˆ une liste bien plus longue. La liste de ces esp�ces figure ˆ la fin de ce rapport.
Les deux milieux les plus riches sont les Glacis du Palais Princier et la
Source Marie, qui arrivent pratiquement ˆ ŽgalitŽ avec respectivement 210 et 184
esp�ces, tous groupes confondus et toutes mŽthodes de prŽl�vement confondues
(hors pi�ge lumineux UV puisquÕil nÕa ŽtŽ employŽ que sur les glacis). Ces
chiffres soulignent l'intŽr�t considŽrable des Glacis du Palais, qui
constituent la plus riche des 4 stations ŽtudiŽes. Porte Neuve nÕatteint pas la
moitiŽ du nombre d'esp�ces, avec seulement 81 esp�ces. Ste DŽvote est de loin
le milieu le plus pauvre avec 29 esp�ces. Le nombre dÕesp�ces capturŽes sur les
Glacis ˆ lÕaide du pi�ge lumineux UV uniquement est de 184. Ce chiffre ŽlevŽ
montre lÕefficacitŽ de cette mŽthode de prŽl�vement et le nombre total
dÕesp�ces trouvŽes sur ces Glacis atteint 342, ce qui est tout ˆ fait
remarquable pour une superficie aussi faible, mais il faut remarquer que le
pouvoir dÕattraction de la lumi�re UV exc�de certainement le pŽrim�tre des
Glacis.
Ces chiffres sont probablement ˆ relier ˆ un certain degrŽ de
"naturalitŽ des stations": les Glacis constituent la station la moins
perturbŽe par l'homme, assez proche de ce qu'elle devait �tre avant
l'urbanisation de la rŽgion, alors que le vallon de Sainte DŽvote est aujourd'hui
presque compl�tement artificialisŽ. Les stations ˆ richesse spŽcifique
intermŽdiaire sont Žgalement celles dont le niveau d'artificialisation est
intermŽdiaire (Source Marie, Porte Neuve), et qui prŽsentent une mosa•que de
vŽgŽtation autochthone et de jardins d'agrŽment cultivŽs.

Nombre d'esp�ces d'Arthropodes
et pourcentages dans les quatre secteurs ŽtudiŽs
(toutes mŽthodes dÕŽchantillonnage confondues):
1 Glacis du Palais, 2 Source Marie, 3 Porte Neuve, 4
Sainte DŽvote
Les HŽtŽropt�res
Les contributions ˆ la connaissance des HŽmipt�res HŽtŽropt�res du sud de
la France sont assez rares; Azam (1893) et Ramade (1960, 1963, 1965, 1970) ont
Žtabli plusieurs listes de capture concernant la Provence en particulier pour
les dŽpartements des Bouches-du-Rh™ne, du Var, du Vaucluse et des Alpes de
Haute-Provence. Dans les annŽes 1940 M. Blanc avait Žtabli une liste
dactylographiŽe des HŽtŽropt�res des Bouches du Rh™ne qui sera par la suite
publiŽ en 1969 ; Coffin et Matocq (2004) ont Žgalement participŽ ˆ ce rŽcolement
pour les Mirides du Vaucluse.
Mais ˆ notre connaissance cÕest la premi�re fois quÕune liste
systŽmatique de la faune des HŽtŽropt�res de la PrincipautŽ de Monaco est Žtablie
; toutefois on trouve quelques rares citations dÕesp�ces dÕHŽtŽropt�res de la
PrincipautŽ dans les divers volumes consacrŽs aux HŽtŽropt�res de la Faune de France de PŽricart, cÕest le
cas par exemple de :
- Taphropeltus nervosus (Lygaeidae)
- Sphedanolestes sanguineus (Reduviidae)
La liste prŽsentŽe en annexe signale 98 esp�ces appartenant ˆ 69 genres
et 14 familles. Ë titre de comparaison la France compte 41 familles dÕHŽtŽropt�res
rŽunissant environ 3350 esp�ces (Martinez et Gauvrit, 1997).
La plupart des esp�ces rencontrŽes sont des phytophages, on trouve
Žgalement des prŽdateurs (Anthocoridae, Reduvidae et Nabidae). Aucune esp�ce
dÕHŽtŽropt�res aquatiques ou sub-aquatiques nÕa ŽtŽ jusquÕˆ prŽsent collectŽs,
ce qui nÕest pas le cas pour les ColŽopt�res comme on le verra ci-dessous.
La plupart des esp�ces collectŽes ˆ Monaco sont communes partout,
toutefois quelques esp�ces sont circonscrites ˆ la rŽgion mŽditerranŽenne,
cÕest le cas des esp�ces suivantes:
Aradidae Aradus
flavicornis
Miridae Closterotomus trivialis (surtout sur
l'olivier)
Deraeocoris punctum
Coreidae Gonocerus insidiator
Reduviidae Sphedanolestes sanguineus
Anthocoridae Cardiastethus nazarenus
Lygaeidae Scolopostethus cognatus
Hyalochilus ovatulus
Geocoris lineola
Taphropeltus nervosus
Spilostethus pandurus
Orsillus maculatus
Plinthisus longicollis
Ischnocoris flavipes
Nysius immunis
Berytidae Apoplymus pectoralis (surtout sur
cistes)
LÕaradide Aradus flavicornis est une esp�ce notable car sa biologie et sa rŽpartition gŽographique
sont encore mal connues. CÕest une esp�ce qui nÕest quasiment jamais rencontrŽe
dans le milieu naturel mais qui est rŽguli�rement ŽchantillonnŽe ˆ la lumi�re
UV sur le littoral mŽditerranŽen. Comme cÕest le cas pour les autres
reprŽsentants de la famille des Aradidae, il sÕagit certainement dÕune esp�ce
corticole associŽe aux Žcorces dŽhiscentes des arbres morts ou dŽpŽrissants.
DŽcrit de
Sierra Leone Aradus flavicornis poss�de une large distribution
afrotropicale et atteint le pourtour du bassin mŽditŽranŽen ;

Aradus
flavicornis des glacis du
Palais Princier (lumi�re UV)
Pare ailleurs il faut
souligner la dŽcouverte intŽressante dÕun nombre significatif dÕesp�ces jamais
signalŽes de Monaco ni de France. Il sÕagit de reprŽsentants de la famille des
Miridae, qui sont donc tous les cinq nouveaux pour la faune franco-monŽgasque.
La dŽcouverte de ces cinq esp�ces nouvelles dans la m�me localitŽ n'est pas un
ŽvŽnement courant, d'autant plus que la rŽgion mŽditerranŽenne a ŽtŽ assez
rŽguli�rement prospectŽe par les entomologistes.
Il est ˆ noter que ces cinq esp�ces nÕont ŽtŽ ŽchantillonnŽes quÕau moyen
du pi�ge lumineux UV placŽ au Palais Princier, et qu'elles n'ont jamais ŽtŽ
dŽtectŽes ˆ vue malgrŽ des prospections intensives et rŽguli�res sur les
glacis, ˆ quelques m�tres de la position du pi�ge. Ces cinq esp�ces sont les
suivantes :
●Salicarus pusillus (Reuter, 1878): petit miride noir (1,5mm) signalŽ
jusquÕˆ prŽsent que du sud de lÕItalie et de Sicile. Les donnŽes de la
littŽrature n'apportent pas beaucoup d'informations sur la biologie de cet
insecte mais la plupart des reprŽsentants du genre Salicarus semblent avoir ŽtŽ capturŽs au battage de ch�nes.
●Orthotylus caprai Wagner, 1955: miride vert (3/3,5 mm) dŽcrit
et connu uniquement de Sardaigne. Carapezza (1997) le signale de Tunisie sur
les cypr�s (Cupressus).
●Pinalitus conspurcatus (Reuter, 1875): petit miride jaun‰tre
(2,5mm) signalŽ principalement du pourtour de la MŽditerranŽe. Les auteurs le
signale sur une grande variŽtŽ de plantes h™tes: Zizyphus, Tamarix, Ceratonia, Rhus, Mimosa ; il s'agit
incontestablement d'une esp�ce tr�s polyphage.
●Orthotylus
(Parapachylops) junipericola regularis Linnavuori, 1965 : petits miride vert (2/3 mm) connu jusquÕˆ
prŽsent uniquement de Tunisie. SignalŽ par Carapezza (1997) sur Juniperus, comme l'esp�ce suivante.
●Orthotylus
(Parapachylops) junipericola balcanicus Josifov, 1974: petits miride vert connu jusquÕˆ prŽsent uniquement de
Bulgarie, vivrait Žgalement sur Juniperus.
Enfin deux esp�ces invasives ont ŽtŽ dŽcouvertes. Il sÕagit tout dÕabord
de Belonochilus numedius Say, 1831 (Lygaeidae)
originaire dÕAmŽrique du Nord vivant sur les platanes. SignalŽe rŽcemment
d'Europe, des dŽpartements de Corse et de lÕHŽrault (Matocq, 2008), cette
capture ˆ la lumi�re UV de quatre nouveaux spŽcimens dans la PrincipautŽ semble
confirmer lÕimplantation de cette esp�ce dans notre rŽgion et son inscription
dŽfinitive ˆ l'inventaire de la faune franco-monŽgasque.

Leptoglossus
occidentalis
photo H.-P. Aberlenc
(Žchelle : 1 cm)
La seconde esp�ce invasive, Leptoglossus occidentalis Heidemann, 1910, est maintenant
largement rŽpandue dans notre pays et ne peut passer inaper�ue en raison de sa
grande taille (qui en fait lÕune des plus grosses esp�ces de la faune des
HŽtŽropt�res franco-monŽgasque) et des expansions foliacŽes portŽes par les
tibias postŽrieurs. Cette esp�ce originaire
des Etats-Unis a littŽralement explosŽ en France au cours des six derni�res
annŽes (Dusoulier et al., 2007), elle est actuellement prŽsente dans toute la
France et donc Žgalement en PrincipautŽ de Monaco. Leptoglossus occidentalis
se nourrit des graines et des ßeurs de diverses esp�ces de conif�res (Dusoulier
et al., op.cit.), en Basse Provence et dans la PrincipautŽ elle est
certainement associŽe au Pin dÕAlep Pinus halepensis. Elle ne para”t pas
causer de dŽg‰ts significatifs ˆ lÕheure actuelle mais il convient dÕ�tre
vigilant:
Son impact sur la reproduction des conif�res
pourrait �tre important. Les forestiers devront �tre vigilants quant ˆ son
impact sur la rŽgŽnŽration naturelle. Il pourrait Žgalement �tre dommageable
aux producteurs de semences de conif�res. Une surveillance par les rŽseaux
dÕentomologistes permettra de suivre le dŽplacement biogŽographique
irrŽmŽdiable de ce ravageur, annŽe apr�s annŽe, au m�me titre par exemple que
le Doryphore amŽricain Leptinotarsa decemlineata (Say, 1824) ou la Coccinelle
asiatique Harmonia axyridis (Pallas, 1773).
(Dusoulier et al., 2007)
On peut approximativement rŽpartir les esp�ces de ColŽopt�res
inventoriŽes dans la PrincipautŽ de Monaco en 4 catŽgories:
1/ les esp�ces ubiquistes communes partout, au moins en rŽgion
mŽditerranŽenne mais le plus souvent aussi ailleurs en Europe, et dont nous ne
parlerons pas ici par souci de concision,
2/ les esp�ces strictement mŽditerranŽennes, tr�s localisŽes au niveau
europŽen et souvent tr�s localisŽes sur la c™te mŽditerranŽenne, mais dont la
prŽsence sur la PrincipautŽ de Monaco cadre avec leur rŽpartition gŽnŽrale et
avec leurs exigences Žcologiques,
3/ les esp�ces remarquables, soit nouvelles pour la Science, soit
nouvelles pour la faune franco-monŽgasque (la PrincipautŽ de Monaco se trouve
donc en dehors de l'aire de rŽpartition "classique" de ces esp�ces),
soit connues d'un nombre tr�s faible d'exemplaires, soit extr�mement rares
partout,
4/ les esp�ces invasives, apparues plus ou moins rŽcemment en Europe, par
apport volontaire ou involontaire, et susceptibles parfois de pulluler, qui
peuvent Žventuellement entrer en conflit avec les esp�ces indig�nes.
Seules les trois derni�res catŽgories seront prŽsentŽes ici. La
conservation des esp�ces des catŽgories 2 et 3 constitue un enjeu important
pour le Gouvernement de la PrincipautŽ puisque il s'agit d'endŽmiques qui
n'existent nulle part ailleurs dans le monde ou d'esp�ces pour lesquelles la
PrincipautŽ reprŽsente une des rares localitŽs connues.
Esp�ces mŽditerranŽennes tr�s localisŽes
Beaucoup d'esp�ces prŽsentent un intŽr�t en raison de leur distribution tr�s mŽditerranŽenne, de leur rŽpartition limitŽe ou de leur raretŽ. C'est le cas de Penichroa fasciata, rare longicorne xylophage qui est souvent associŽ au bois mort de caroubier Ceratonia siliqua (nous l'avons d'ailleurs obtenus de pi�ges ˆ interception placŽs sur cette essence le long de la Rampe Major), et de trois esp�ces exclusivement trouvŽes dans la liti�re, l'humus, les couches superficielles du sol: les charan�ons Meira stierlini et Echinodera peragalloi, et le Colydiidae Langelandia reitteri, tous trois strictement limitŽs au littoral mŽditerranŽen. Bien d'autres esp�ces entrent dans cette catŽgorie:
Metadromius myrmidon (Fairmaire 1859)
Ce petit carabique extr�mement rare nÕest connu que de quelques localitŽs fran�aises, et en gŽnŽral par tr�s peu dÕexemplaires. DŽjˆ trouvŽ par Ponel (1988) ˆ Hy�res dans le dŽpartement du Var:
Pour cette esp�ce fort rare, les localitŽs
apparemment les plus rŽcentes sont fournies par ThŽrond (1975) : environs de
Beauvoisin, sur Quercus pubescens Willd.,
en mai ; entre Bellegarde et Saint Gilles, sous des feuilles mortes de Cistus
albidus L., en hiver (ces deux localitŽs
dans le dŽpartement du Gard). A l'est du Rh™ne il ne semble pas, ˆ ma
connaissance, que soient connues d'autres captures que celles rapportŽes par
Jeannel (1941-1942) puis par Caillol (1954) : le Beausset, trois sujets (de
Boissy); montagne du LubŽron, un sujet (Fagniez).
Personnellement, j'ai obtenu ˆ Hy�res au
pi�ge lumineux deux exemplaires de ce LŽbiide, les 13 et 27-VI-1986. Toutefois,
devant le manque de donnŽes concernant cette esp�ce, je crois utile de
complŽter sa chorologie et sa biologie en signalant que j'ai pu recueillir de
nombreux Metadromius le 27-XI1-1983
puis le 22-III-1984, ˆ 7 km ˆ l'est d'Hy�res, au lieu-dit : "les
Jassons". Les Insectes se trouvaient lˆ au pied de vieux Cistus
monspeliensis L. isolŽs, en bordure d'un champ de vignes abandonnŽ, sur substrat
sablonneux, dans l'Žpaisse couche de feuilles mortes partiellement dŽcomposŽes
et agglomŽrŽes par les moisissures. Les dates de capture permettent de penser
que Metadromius myrmidon est prŽsent
au moins tout l'hiver dans ce biotope particulier.

Metadromius
myrmidon
des PyrŽnŽes-Orientales
Nous avons plus rŽcemment trouvŽ plusieurs spŽcimens de cette esp�ce dans le massif des Alb�res, dans les PyrŽnŽes-Orientales, dans des conditions identiques, ce qui sugg�re que la liti�re de cistes constitue bien l'habitat favori du Metadromius.
Xanthochroina auberti (Abeille de Perrin 1876)
Il s'agit d'un OedŽmeride crŽpusculaire tr�s rarement observŽ. Son habitat normal est constituŽ par les vieux troncs de Pinus halepensis Mill. (Caillol, 1914) d'o� il ne sort qu'ˆ la tombŽe de la nuit. Il s'agit probablement d'une esp�ce prŽdatrice de xylophages mais sa biologie demeure largement mŽconnue. Cette esp�ce a dŽjˆ ŽtŽ trouvŽe ˆ la lumi�re UV dans le Var (Ponel, 1988), puis par battage de pin d'Alep sur l'”le de Porquerolles (donnŽes non publiŽes).

Xanthochoina
auberti
Echinodera peragalloi (Chevrolat 1863)
Ce charan�on saproxylophage associŽ ˆ la liti�re et aux accumulations
de dŽbris vŽgŽtaux divers est relativement abondant dans beaucoup de localitŽs
du littoral mŽditerranŽen. Il s'agit toutefois d'une esp�ce dont la rŽpartition
mondiale est limitŽe, ˆ ce titre il s'agit d'une esp�ce notable, qui doit �tre
prise en compte parmi les ŽlŽments "patrimoniaux" de la faune de la
PrincipautŽ.


Echinodera
peragalloi (Curculionidae)
et sa distribution (d'apr�s www.curci.de)
Carphoborus perrisi (Chapuis 1869)
Tout petit scolyte ˆ rŽpartition mŽditerranŽenne associŽ aux rameaux
morts et dŽpŽrissants de lentisques Pistacia
lentiscus. La prŽsence de cette esp�ce sur la c™te mŽditerranŽenne
fran�aise est connue (Balachowsky, 1949) mais l'insecte para”t tr�s rare. Nous
en avons pris deux exemplaires, l'un par battage et l'autre ˆ la lumi�re UV sur
les glacis du Palais.

Carphoborus perrisi des glacis du Palais Princier (lumi�re UV)
Brachypterus labiatus Erichson 1845
Il s'agit certainement de l'une des esp�ces les plus remarquables dŽcouvertes dans la PrincipautŽ de Monaco ˆ l'occasion des recherches menŽes dans le cadre MONACOBIODIV. Cette esp�ce a d'ailleurs fait l'objet d'un CommuniquŽ de Presse (voir annexes).
D�s les premi�res campagnes de prospection, et en particulier lors de la premi�re visite du 23 avril 2008, de nombreux exemplaires de ce petit ColŽopt�re associŽ aux orties ont ŽtŽ dŽcouverts en PrincipautŽ. Il s'agit d'une dŽcouverte rŽellement inattendue car l'esp�ce prŽsente une distribution ouest-mŽditerranŽenne et macaronŽsienne: Mad�re, Tunisie, AlgŽrie, Maroc, Lybie, Espagne, Gibraltar, sud du Portugal, BalŽares, Corse et Sardaigne. Il existe une capture fran�aise tr�s ancienne dans le Gard, au Grau-du-Roi (ThŽrond, 1975-1976), qu'il serait intŽressant de contr™ler car une confusion avec des spŽcimens immatures d'une autre esp�ce de Brachypterus ne peut pas �tre ŽcartŽe. L'esp�ce est commune dans les localitŽs c™ti�res de Corse, et en Sardaigne entre Cagliari et Alghero. Il n'existe pour l'instant aucune donnŽe pour l'Italie continentale ni pour la Sicile (Audisio, 1993). Par ailleurs, Audisio (comm. pers.) confirme qu'aucune capture n'est connue sur la c™te italienne de Ligurie.

Brachypterus
labiatus de la PrincipautŽ de
Monaco
Ë ce jour, nous l'avons dŽtectŽe en assez grand nombre dans presque toutes nos stations: ˆ la "Source Marie", dans le vallon de Sainte DŽvote et sur les glacis du Palais Princier. Il serait intŽressant de prŽciser sa distribution sur le territoire de la PrincipautŽ mais aussi dans les rŽgions fran�aises et italiennes proches. Sur le glacis Est, l'adulte pullule sur les fleurs d'Urtica membranacea Poir., esp�ce d'Ortie localisŽe en France au pourtour mŽditerranŽen et ˆ quelques localitŽs du Finist�re. Lorsque ces Orties sont fanŽes, il subsiste quelque temps sur les PariŽtaires, o� il entre en compŽtition avec Brachypterus glaber Newman, esp�ce beaucoup plus rŽpandue. L'esp�ce semble pouvoir hiverner ˆ l'Žtat adulte, car un exemplaire (‰gŽ car quelque peu mutilŽ) a ŽtŽ recueilli au tamisage en novembre 2010.
Cette dŽcouverte est intŽressante ˆ plusieurs titres: d'une part elle est importante sur le plan biogŽographique, mais aussi elle montre que les milieux tr�s rudŽralisŽs (c'est ˆ dire les milieux laissŽs en friche par lÕhomme : talus, bords de routes, fossŽs, dŽcombres...) ne sont pas pour autant dŽpourvus d'intŽr�t biologique, et particuli�rement entomologique. Cette dŽcouverte doit conduire ˆ un rŽexamen des pratiques de nettoyage et de fauchage, de mani�re ˆ mieux prŽserver la diversitŽ en insectes phytophages associŽs ˆ des vŽgŽtaux qui sont traditionnellement considŽrŽ comme des "mauvaises herbes" lors des opŽrations dÕentretien menŽes notamment ˆ lÕoccasion des grandes manifestations telles que le Grand Prix automobile.
Ce charan�on ˆ rŽpartition tr�s limitŽe est associŽ ˆ l'euphorbe arborescente Euphorbia dendroides, plante spectaculaire localisŽe en France aux rochers littoraux de la c™te mŽditerranŽenne. Il est connu des environs de Nice, mais aussi de Sicile et de Gr�ce. Ë Nice il para”t encore assez frŽquent au Mont Boron, ainsi que sur la c™te Ouest du Cap Martin (qui fait partie de la zone Natura 2000 "Corniches de la Riviera") ; il a aussi ŽtŽ rencontrŽ sur la commune de Beaulieu-sur-Mer (la "Petite Afrique").

Distribution de Dichromacalles
rolletii (Curculionidae)
Il est ˆ rechercher dans les peuplements d'euphorbes ‰gŽes comportant des branches mortes ou dŽpŽrissantes. Il doit pouvoir �tre observŽ en battant les plantes au printemps mais aussi en tamisant la liti�re de feuilles mortes au pied des euphorbes en automne et en hiver. Nous l'avons d'ailleurs trouvŽ dans ces conditions ˆ Beaulieu-sur-Mer
En revanche sa prŽsence dans la PrincipautŽ, bien qu'attendue, a ŽtŽ dŽmontrŽe rŽcemment dans le cadre du programme Monacobiodiv puisqu'un exemplaire a ŽtŽ ŽchantillonnŽ le 22 septembre 2009 sur les glacis du Palais Princier. Cet exemplaire a ŽtŽ trouvŽ sur lÕunique spŽcimen dŽpŽrissant dÕEuphorbe arborescente Euphorbia dendroides (voir photo ci-dessous) rencontrŽ sur le Rocher. Un second spŽcimen a ŽtŽ dŽcouvert en automne 2010 dans la m�me station et dans les m�mes conditions, ce qui confirme que l'esp�ce est bien Žtablie sur les glacis du Palais.
La prŽsence de Dichromacalles rolletii sur le Rocher est remarquable. En effet il sÕagit dÕune esp�ce apt�re, peu mobile, infŽodŽe ˆ une plante relativement rare. Le peuplement du Rocher Žtant isolŽ depuis au moins un si�cle par la progression de lÕurbanisation et du rŽseau routier, la persistance de cet insecte montre que son habitat est restŽ intact, et surtout quÕil y a eu une continuitŽ de la prŽsence de spŽcimens dŽpŽrissants dÕeuphorbes. En effet les euphorbes en bonne santŽ ne sont pas colonisŽes, les euphorbes "utiles" pour l'insecte sont celles dont les rameaux sont encore souples mais rouge‰tres. LÕimportance dÕune gestion attentive des populations dÕeuphorbes est fondamentale, il est primordial dÕŽviter dÕŽliminer les spŽcimens en mauvais Žtat qui sont les seuls ˆ permettre le dŽveloppement du charan�on, dont la survie sur le Rocher demeure prŽcaire en raison du nombre limitŽ de pieds d'Euphorbia dendroides et de l'isolement de la station qui bloque toute recolonisation depuis les grosses populations fran�aises d'euphorbes. Il faut toutefois prŽciser que beaucoup de populations d'euphorbes poussant dans des lieux peu accessibles (en particulier sur les falaises) n'ont pas pu �tre visitŽes pour des raisons de sŽcuritŽ, il est donc tr�s vraisemblable que le Dichromacalles puisse vivre en PrincipautŽ ailleurs que sur le Rocher.


Ë gauche, le Rocher tel
qu'il Žtait dans les annŽes 1890, ˆ droite dans son Žtat actuel. Les
populations d'insectes peu mobiles (ex: Dichromacalles
rolletii) sont donc isolŽes depuis plus d'un si�cle par une route et des
constructions.
Le glacis Nord appara”t
presque compl�tement dŽnudŽ ˆ la fin du XIX¡ si�cle par rapport ˆ son Žtat
actuel
Vu sa rŽpartition tr�s limitŽe et sa biologie, la prŽsence de ce charan�on en PrincipautŽ en fait l'une des esp�ces d'insectes les plus remarquables, voire emblŽmatique de ce petit territoire qui, bien quÕurbanisŽ dans une proportion importante, poss�de encore une diversitŽ entomologique exceptionnelle.

Dichromacalles
rolletii du
Palais Princier




Euphorbia dendroides, plante h™te de Dichromacalles
rolletii
Individu sain non parasitŽ (ˆ g.), individu
dŽpŽrissant photographiŽ sur le glacis du Palais Princier (ˆ dr.)
Pseudodryophilus
paradoxus (Rosenhauer 1856)
La capture au pi�ge ˆ interception d'un spŽcimen de Pseudodryophilus paradoxus en 2008 sur les Glacis du Palais Princier, puis d'un second au pi�ge lumineux en 2010 dans la m�me zone est remarquable puisque cette esp�ce n'Žtait connue de France que par le type trouvŽ ˆ Saint Rapha‘l (Var), qui a servi ˆ la description de Dryophilus raphaelensis Mulsant et Rey 1861. Voici ce qu'en dit Laclos (2008) dans sa rŽcente rŽvision des Anobiides fran�ais :
CitŽ en France mŽridionale par Mulsant &
Rey (1864) sous le nom de Dryophilus raphaelensis et par Espa–ol (1992). Bien que le locus typicus soit ˆ Saint-Rapha‘l (Var), nous nÕavons
trouvŽ aucune trace de cette esp�ce parmi les nombreuses Vrillettes fran�aises
que nous avons contr™lŽes. LÕesp�ce semble rare partout mais il est hors de
doute quÕelle appartienne ˆ la faune de France.

Pseudodryophilus
paradoxus, des
glacis du Palais Princier
Selon Espa–ol (1992), Pseudodryophilus paradoxus est connu de MŽditerranŽe occidentale: France mŽridionale, Andalousie, Maroc. La dŽcouverte de cette esp�ce rarissime dans la PrincipautŽ de Monaco constitue un ŽvŽnement, et doit susciter une rŽflexion en mati�re de gestion des espaces naturels dans la PrincipautŽ puisque cet insecte (dont la biologie exacte est pour le moment inconnue selon les sources dont nous disposons) est tr�s probablement xylophage, comme les autres reprŽsentants de la famille des Anobiides. La conservation des bois morts, particuli�rement sur pied, est donc une recommandation prioritaire pour protŽger l'esp�ce, et il faut donc se garder de mener des opŽrations de nettoyage abusives sur les glacis (ˆ l'exception de la destruction des plantes introduites envahissantes).
Les Charan�ons
endogŽs et anophtalmes de la PrincipautŽ
Une Žtude antŽrieure (Giordan & Raffaldi, 1999) envisageait la prŽsence sur le territoire de la PrincipautŽ de cavernicoles connus du massif du Mont Agel.
En examinant des matŽriaux indŽterminŽs rŽcoltŽs dans les annŽes 60 par Marc Curti, un entomologiste amateur chevronnŽ demeurant ˆ Beausoleil, G. Alziar et J.-M. Lemaire viennent dÕidentifier une esp�ce nouvelle de charan�on troglobie et anophtalme (sans trace dÕyeux), Troglorhythmus curtii Alziar & Lemaire, 2010, localisŽe sur le versant sud du Mont Agel, et dont un exemplaire a ŽtŽ pris dans une entrŽe naturelle basse de la grotte de lÕObservatoire le 1/09/1966.

Troglorhythmus
curtii,
grotte de lÕObservatoire, 1/09/1966, M. Curti leg.
Malheureusement, cette entrŽe a ŽtŽ bŽtonnŽe lors du percement du tunnel routier reliant la PrincipautŽ ˆ la moyenne corniche, et les piŽgeages rŽalisŽs dans la grotte nÕont donnŽ aucun rŽsultat : il semble bien que les amŽnagements touristiques en aient fait dispara”tre toute forme de vie cavernicole. Au demeurant, lÕesp�ce Troglorhythmus curtii nÕa pu �tre retrouvŽe ˆ ce jour dans ses autres stations en territoire fran�ais (Peille, Beausoleil, Roquebrune Cap-Martin), dont plusieurs ont ŽtŽ dŽtruites par lÕurbanisation. Elle est donc gravement menacŽe, si elle nÕa pas compl�tement disparuÉ
En revanche, une dŽcouverte majeure a ŽtŽ faite ˆ l'occasion des prospections menŽes dans les souterrains du Palais Princier : de nombreux cadavres dÕun charan�on anophthalme du genre Troglorhynchus ont ŽtŽ recueillis tout au long de lÕannŽe 2010. MalgrŽ leur Žtat plus ou moins mutilŽ, il est ˆ prŽsent certain quÕil sÕagit dÕune esp�ce nouvelle pour la Science[1].
Ce Troglorhynchus est tr�s voisin dÕune esp�ce assez rŽpandue en Corse, Troglorhynchus grenieri Allard : il sÕen distingue cependant par des caract�res biomŽtriques et par la forme de lÕorgane copulateur m‰le, que nous avons pu extraire en bon Žtat sur de nombreux cadavres. Il se trouve quÕune autre esp�ce du m�me genre, Troglorhynchus nicaeicivis des Gozis, a ŽtŽ dŽcrite en 1895 sur un seul exemplaire trouvŽ ˆ Nice, et jamais reprise depuis. Nous avons pu examiner cet exemplaire m‰le, conservŽ au MusŽum National d'Histoire Naturelle, et en dissŽquer lÕorgane copulateur : contrairement ˆ lÕopinion admise, il sÕagit dÕune bonne esp�ce, distincte ˆ la fois de lÕesp�ce corse et de la nouvelle esp�ce de Monaco. Les trois esp�ces, auxquelles il faut ajouter deux esp�ces affines du nord de la Sardaigne, sont caractŽrisŽes par la prŽsence dÕun Ç collier È de soies Žcailleuses ˆ la base de la t�te. Elles dŽrivent ˆ lÕŽvidence dÕune souche commune, dont les formes continentales sont des reliques : lÕesp�ce de Monaco, apparemment cantonnŽe au Rocher, est parvenue ˆ survivre jusquÕˆ nos jours sur les quelques m�tres carrŽs du glacis est du Palais ! En tout Žtat de cause, il sÕagit du premier endŽmique connu de la PrincipautŽ.

Troglorhynchus n.sp., charan�on cavernicole trouvŽ dans les galeries
du Palais Princier
Il reste ˆ dŽcouvrir des individus vivants et ˆ en comprendre la biologie ; jusquÕici, tous nos essais pour le capturer : piŽgeage et tamisage de liti�re en surface et dans les galeries, battage de chevelu racinaire dans les galeries, lavage de terre, notamment prŽlevŽe lors de lÕarrachage dÕAilantes, ont ŽtŽ infructueux, alors que Troglorhynchus grenieri se prend assez facilement en Corse avec ces techniques. On peut donc penser quÕil sÕagit dÕun endogŽ profond, dont tout le cycle vital se dŽroule au contact de racines dÕarbres (Oliviers ?), et dont seuls des individus dŽjˆ morts sont entra”nŽs par les pluies dans les galeries. Des recherches plus poussŽes, faisant appel ˆ un piŽgeage enterrŽ profond, sont envisagŽes durant lÕannŽe 2011.

La galerie o� ont ŽtŽ
recueillis les cadavres du charan�on cavernicole anophthalme Troglorhynchus
Il convient Žgalement de noter que parmi les cadavres de Troglorhynchus recueillis dans la galerie, nous avons trouvŽ un arri�re-corps dÕune autre esp�ce de charan�on endogŽ, Ferreria marqueti (AubŽ, 1863) ; cette esp�ce, rŽpandue dans la moitiŽ sud de la France et en Ligurie, est toujours tr�s rare et le plus souvent capturŽe par exemplaires isolŽs dans des milieux plus ou moins anthropisŽs. Marc Curti (comm. pers.) nous a signalŽ quÕil en avait trouvŽ un seul exemplaire dans un jardin ˆ Beausoleil, il y a plus de cinquante ans.
Signalons enfin que lors de nos investigations dans les galeries du glacis Est, nous avons capturŽ vivants dÕautres Arthropodes ˆ vocation patrimoniale, ˆ savoir deux esp�ces de Pseudoscorpions, petits Arachnides de quelques millim�tres, munis de pinces comme les Scorpions mais dŽpourvus de queue venimeuse. LÕune, Acanthocreagris lucifuga (E. Simon, 1879), dŽcrite dÕune grotte du dŽpartement du Var, avait dŽjˆ ŽtŽ citŽe des environs de Nice (Gardini, 1998) ; lÕautre est le m‰le dÕune esp�ce italienne, Chthonius (Ephippiochthonius) concii Beier, 1953, dŽcrite sur une femelle (Mark Judson, comm. pers.).

Acanthocreagris
lucifuga,
galerie du palais princier, m‰le (ˆ gauche) et femelle (ˆ droite)
J.-M. Lemaire leg., M. Judson
det & phot., © MNHN-Paris
Torneuma
grouvellei Desbrochers 1889 (Curculionidae) dŽcouvert en PrincipautŽ
de Monaco
Ce charan�on endogŽ, Žgalement anophthalme, prŽsente une rŽpartition
tr�s limitŽe dans le monde puisqu'il n'Žtait connu en France que des environs
de Nice, et de quelques localitŽs italiennes. Sa biologie est mal connue, il
pourrait se dŽvelopper aux dŽpens des bulbes de LiliacŽes comme les Muscari, toutefois nous n'avons pas
observŽ cette plante ˆ la Source Marie, il est donc possible qu'il puisse se
dŽvelopper Žgalement sur les parties souterraines de l'Acanthe (Acanthus mollis), qui abonde prŽcisŽment
sur ce secteur.
Il est tr�s vraisemblable que ses mÏurs endogŽes contribuent ˆ son
extr�me localisation gŽographique puisque cette esp�ce dŽpourvue d'yeux et
d'ailes est inapte au vol et ne se dŽplace probablement pas non plus ˆ la
surface du sol. Ses capacitŽs de dispersion paraissent ainsi tr�s limitŽes. Torneuma grouvellei est donc
incontestablement l'une des esp�ces patrimoniales de ColŽopt�res les plus
remarquables de la PrincipautŽ. L'unique station monŽgasque connue est la
Source Marie, dans la parcelle situŽe au nord de la voie rapide. Il est
possible que l'abondance locale de l'acanthe, et peut �tre aussi le couvert
arborŽ qui prot�ge le sol contre un ensoleillement excessif, aient ŽtŽ des
facteurs positifs pour la survie de l'esp�ce, dŽsormais bien compromise par les
travaux de construction entrepris sur cette parcelle.




Torneuma grouvellei et sa distribution gŽnŽrale
Heteromeira
variegata (A. Solari et F. Solari 1903):
un charan�on italien dŽcouvert en PrincipautŽ de Monaco
►Publication en cours de rŽdaction◄
Les tamisages de liti�re effectuŽs sur les glacis du Palais Princier ont permis de dŽcouvrir une esp�ce remarquable pour la faune de la PrincipautŽ, le charan�on Heteromeira variegata (A. Solari et F. Solari, 1903) [Coleoptera Curculionidae Peritelini]. Il s'agit d'une esp�ce nouvelle pour la faune franco-monŽgasque, qui Žtait jusqu'ˆ prŽsent connue uniquement des c™tes italiennes de Ligurie.
Diagnose du genre Heteromeira: Ongles soudŽs ˆ leur base et subŽgaux. PtŽrygies non sillonnŽes. Protibias dilatŽs,droits ou arrondis vers lÕinterieur sur la partie apicale de leur bord externe. Base du rostre bien dŽlimitŽe, sŽparation du rostre et du vertex en arri�re des yeux tr�s nette. Epistome concave. Taille relativement grande (supŽrieure ˆ 2,8 mm).
Diagnose de Heteromeira variegata: Esp�ce de petite taille (2,8-4,2 mm) et de forme relativement ŽlancŽe pour le genre. Vestiture dorsale constituŽe de squamules terreuses sombres et claires, ces derni�res formant une ligne mŽdiane plus ou moins marquŽe sur le pronotum et des taches irrŽguli�res sur les Žlytres, et de soies peu denses, courtes, inclinŽes ou couchŽes sur le pronotum, inclinŽes ou soulevŽes dans la partie humŽrale des Žlytres et semi-ŽrigŽes sur la dŽclivitŽ postŽrieure. Rostre transverse, subparall�le, ptŽrygies non ou ˆ peine saillantes; espace inter antennaire rŽtrŽci ˆ la base, sillonnŽ longitudinalement, front marquŽ dÕune fovŽole allongŽe. Yeux normaux, peu proŽminents. Scape antennaire assez robuste, second article du funicule ˆ peu pr�s Žgal aux troisi�me et quatri�me rŽunis, les articles 4 ˆ 7 du funicule moniliformes, chacun aussi long que large; massue antennaire ˆ premier article un peu en entonnoir. Pronotum transverse, sinuŽ sur les c™tŽs, pas plus large ˆ la base quÕˆ la marge antŽrieure. Elytres peu allongŽs, ˆ c™tŽs subrectilignes, stries finement et densŽment ponctuŽes, interstries peu convexes. Pattes assez robustes, protibias faiblement sinuŽs sur la marge interne, droits ou ˆ peine arquŽs vers lÕintŽrieur sur la marge externe, largement arrondis ˆ lÕapex. PŽnis subarrondi ˆ lÕapex en vue dorsale, sac interne seulement muni dÕune armature gŽnitale.
Habitat. En Italie lÕesp�ce a ŽtŽ rencontrŽe sous Quercus, Pistacia, Olea et Ostrya. Dans la PrincipautŽ de Monaco nous ne lÕavons rencontrŽe que dans une seule localitŽ, dans les glacis au pied des remparts Est du Palais Princier, dans les accumulations de liti�re et de bois mort au pied dÕune vŽgŽtation variŽe (Quercus, Olea, Ailanthus É). Un autre Peritelini, Meira stierlini, frŽquente sur les glacis du Rocher le m�me milieu que Heteromeira variegata mais curieusement ces deux esp�ces toutes deux tr�s abondantes ne semblent pas cohabiter dans les deux principales placettes que nous avons ŽtudiŽes alors que les conditions sont apparemment fort semblables.
RŽpartition gŽographique. Heteromeira variegata est une esp�ce essentiellement italienne, localisŽe sur la c™te mŽditerranŽenne de Ligurie dÕo� elle est connue de nombreuses stations. La nouvelle localitŽ de la PrincipautŽ de Monaco Žlargit considŽrablement vers lÕEst la rŽpartition de lÕesp�ce ; elle appara”t de plus quelque peu excentrŽe par rapport aux localitŽs italiennes mais peut-�tre est-ce simplement ˆ attribuer ˆ un dŽficit de prospections sur la c™te ligure. Il reste maintenant ˆ Žtablir la prŽsence de lÕesp�ce en France. La position enclavŽe de la PrincipautŽ de Monaco dans le dŽpartement des Alpes-Maritimes laisse supposer que H. variegata appartient bien aussi ˆ la faune fran�aise. Il faudrait donc la rechercher dans les biotopes appropriŽs sur le littoral des Alpes-Maritimes entre Nice et la fronti�re italienne. La prŽsence dans la rŽgion de cette esp�ce ˆ rŽpartition principalement italienne nÕest pas surprenante, mais il sÕagit de la premi�re esp�ce du genre Heteromeira dŽcouverte en France continentale/PrincipautŽ de Monaco, puisque les esp�ces dÕHeteromeira fran�aises ne sont connues que de lÕ”le de Corse. Cette esp�ce vient ainsi sÕajouter ˆ plusieurs esp�ces de Peritelini nouvelles pour la science ou pour la faune fran�aise, rŽcemment signalŽes par Pierotti (2001), Pierotti et Bello (2004), et Pierotti et Rouault (2010).

Heteromeira variegata (A. Solari et F. Solari,
1903), de la PrincipautŽ de Monaco.

PŽnis de Heteromeira
variegata, apex en vue dorsale et armature du sac interne

Distribution de Heteromeira
variegata
Heteromeira variegata vient donc (si sa prŽsence en France est confirmŽe) sÕajouter aux autres esp�ces fran�aises incluses dans ce genre, ˆ savoir:
-Heteromeira caprasiae (Solari & Solari 1933): dÕabord dŽcrite de lÕ”le de Capraia par Solari & Solari (1933) comme sous-esp�ce de variegata. Elle a ŽtŽ ensuite ŽtŽ signalŽe de Corse (Bastia) par PŽricart (1963) dÕapr�s des exemplaires des collections Ruter, Solari et Croissandeau.
-Heteromeira damryi (Tournier 1876): esp�ce endŽmique corse stricte.
-Heteromeira latiscrobs (Desbrochers 1871): esp�ce endŽmique corso-sarde.
Synanobium
sp., une esp�ce Žnigmatique d'Anobiidae nouvelle pour la science
►Publication en cours de rŽdaction◄
Il est pour le moment impossible d'identifier cet insecte, Anobiidae
associŽ au bois mort. Il est s'agit peut-�tre d'une esp�ce nouvelle pour la
science, mais on ne peut Žcarter l'hypoth�se d'une esp�ce tropicale introduite.
C'est Žvidemment un ŽlŽment remarquable pour le secteur. Il existe sur les
glacis du Palais Princier mais Žgalement ˆ la Source Marie. Il a ŽtŽ pris au
pi�ge ˆ interception aŽrien puis en battant des oliviers sur les glacis, et
enfin au pi�ge lumineux toujours sur les glacis au cours de l'ŽtŽ 2010.


Synanobium sp. (Anobiidae)
Esp�ces introduites, esp�ces invasives
Un autre ŽlŽment important sur le
plan numŽrique (voir tableau ci-dessous) correspond aux esp�ces importŽes
invasives. Certaines sont Žtablies depuis longtemps dans notre pays et plus
gŽnŽralement en Europe, mais il nÕen est pas de m�me pour Epuraea luteola,
Epuraea ocularis et Paraphloeostiba gayndahensis, ces trois
esp�ces auparavant inconnues de France et importŽes accidentellement et/o� ˆ la
faveur de capacitŽs de dispersion exceptionnelles ont vŽritablement explosŽ
dans notre pays ce qui va certainement crŽer des situations de concurrence
vis-ˆ-vis des esp�ces de ColŽopt�res indig�nes partageant la m�me niche
Žcologique.
ColŽopt�res
pouvant �tre considŽrŽs comme invasifs

Epuraea ocularis
de la Source Marie
Epuraea (Haptoncus) ocularis Fairmaire 1849
C'est une esp�ce qui occupe dans la rŽgion orientale une vaste Žtendue comprenant, du Nord au Sud, le Japon, la CorŽe, la Chine, la MicronŽsie et la PolynŽsie (Jel’nek, 1997). Elle existe aussi en Australie (Kirejtshuk, 1992). Jel’nek (1997) signale la capture de cette esp�ce aux ”les Canaries en 1993 et 1995. Il s'agit vraisemblablement d'une esp�ce en voie d'expansion assez rapide. Epuraea ocularis se reconnait facilement par la prŽsence d'une saillie dentiforme situŽe juste en arri�re des yeux (propre au sous-genre Haptoncus) associŽe ˆ une coloration tr�s caractŽristique. Le m‰le ne prŽsente pas de caract�res particuliers sur les tibias postŽrieurs comme c'est le cas chez l'esp�ce suivante Epuraea luteola.

Epuraea luteola
des glacis du Palais Princier
Epuraea (Haptoncus) luteola Erichson 1843
Esp�ce probablement originaire
des Cara•bes ou d'AmŽrique centrale qui s'est progressivement rŽpandue
dans toutes les rŽgions tropicales du globe gr‰ce au transport des
marchandises. Selon Audisio (1993) son acclimatation dans le bassin
mŽditerranŽen est cependant rŽcente: dans les annŽes 70 elle est signalŽe
d'Isra‘l, en 1988 de Sardaigne et en 1989 d'Italie pŽninsulaire. Elle semble occuper
aujourd'hui toute la rŽgion centro-mŽridionale de l'Italie ainsi que la Sicile.
Ë notre connaissance Epuraea luteola
ne semble pas avoir ŽtŽ encore explicitement signalŽe de France.
L'identification d'E. luteola au sein
du grand et difficile genre Epuraea
est assez aisŽe en raison de la prŽsence d'une saillie dentiforme situŽe juste
en arri�re des yeux, associŽe ˆ la conformation tr�s particuli�re des tibias
postŽrieurs du m‰le. Par ailleurs la coloration uniformŽment testacŽe permet de
la distinguer facilement d'Epuraea
ocularis. Ces deux esp�ces n'ont ŽtŽ signalŽes explicitement de France que
rŽcemment (Ponel et RogŽ, 2000).
Paraphloeostiba gayndahensis (Mac Leay 1873)
Ce minuscule Staphylin
(Omaliinae) serait originaire d'Australie o� il est largement rŽpandu
dans les milieux forestiers. Il a ensuite ŽtŽ dŽcouvert en Nouvelle ZŽlande en
1944, puis en Europe ˆ partir de 1988, puis en Californie depuis 1995. Bien que
surtout saprophage, il a ŽtŽ signalŽ comme un bon pollinisateur de plantes
cultivŽes en Californie (Thayer, 2001).

Paraphloeostiba
gayndahensis, une esp�ce invasive qui a "explosŽ"
dans le sud de la France au cours des 10 derni�res annŽes, et qui abonde ˆ
Monaco sur les mati�res vŽgŽtales en dŽcomposition
(source:
Tronquet, 2006)
Alianta mucronata (Kraatz 1858)
Cet autre petit Staphylin (Aleocharinae) est pour sa part originaire de la rŽgion indo-malaise. Il Žtait connu de Sicile, des BalŽares et pour la France des PyrŽnŽes-Orientales (Tronquet, 2007). Nous en avons identifiŽ un exemplaire dŽbut juillet parmi les premi�res captures du pi�ge lumineux du glacis. CÕest donc encore une "premi�re" pour le littoral des Alpes du Sud.

Alianta mucronata, d'apr�s Tronquet (2007)
D'autres esp�ces
"exotiques" sont associŽes ˆ des plantes cultivŽes, comme les esp�ces
de charan�ons du genre Derelomus et le Nitidulide Meligethinus pallidulus, qui
sont associŽs aux inflorescences de diverses esp�ces de palmier (Phoenix et
Chamaerops). Elles sont prŽsentes en Ligurie depuis de nombreuses annŽes
et ne paraissent pas causer de dŽg‰ts ˆ ces plantes ; il semble au
contraire bien Žtabli quÕil sÕagit de symbiotes favorisant la pollinisation de
ces Palmiers, qui sont dio•ques (prŽsentant des pieds m‰les et femelles
sŽparŽs).
La prŽsence de Meligethinus
pallidulus et de Derelomus chamaeropis sur la c™tŽ mŽditerranŽenne
fran�aise doit �tre corrŽlŽe soit ˆ l'indigŽnat de leur plante h™te exclusive Chamaerops
humilis, soit ˆ l'introduction rŽcente de ce petit palmier dans un but
ornemental, et ˆ la propagation de l'insecte depuis ses zones de peuplement
naturel (Afrique du Nord, Espagne...).
Un cas un peu
diffŽrent est celui des coccinelles importŽes en France dans le cadre de la
lutte biologique, et dont plusieurs esp�ces sont maintenant bien Žtablies en
France et dans la PrincipautŽ, ce qui peut Žgalement constituer une menace pour
les esp�ces indig�nes de coccinelles. Il s'agit ici de Harmonia axyridis, Cryptolaemus
montrouzieri, Novius cruentatus, Rodolia cardinalis, Rhyzobius lophantae,
Rhyzobius forestieri.

Rodolia
cardinalis
(source: http://nathistoc.bio.uci.edu)
Rhyzobius forestieri
(Mulsant 1853)
Rhyzobius forestieri est une esp�ce originaire d'Australie introduite en France en 1986 dans des vergers de l'”le de Porquerolles (Var) (Iperti et al., 1989). Elle s'est ensuite tr�s rapidement rŽpandue dans les dŽpartements du sud de la France puis plus rŽcemment dans la moitiŽ nord du pays (Coutanceau, 2007).

Rhyzobius
forestieri
(source: www.cebe.be)
Harmonia axyridis (Pallas 1773)
Cette esp�ce a
ŽtŽ importŽe de Chine en 1982 par l'INRA pour la lutte biologique. Apr�s une
pŽriode d'Žtude en serres, elle a ŽtŽ utilisŽe ˆ partir de 1990 en rŽgion
mŽditerranŽenne sur les pucerons et les psylles dans les vergers. De 1993 ˆ
1995, des essais ont ŽtŽ menŽs ˆ Paris pour combattre le Puceron du rosier, ˆ
Nice dans des serres tropicales et dans le Nord de la France sur le Puceron du
Houblon. L'intŽr�t de cette esp�ce en lutte biologique est sa fŽconditŽ ŽlevŽe,
sa voracitŽ et la possibilitŽ de l'Žlever en milieu artificiel, son cožt de
production moins ŽlevŽ que celui de la Coccinelle ˆ deux points Adalia
bipunctata indig�ne.

Harmonia axyridis
et ses diverses formes chromatiques (source: www.lorologiaiomiope.com)
L'introduction a
tr�s bien rŽussi puisquÕen peu d'annŽes les populations d'Harmonia axyridis
ont littŽralement explosŽ dans toute la France, suscitant beaucoup d'inquiŽtude
parmi les Žco-entomologistes, en raison des risques de concurrence avec les
esp�ces indig�nes. Il est pour le moment impossible de prŽciser la menace que
constitue cette coccinelle pour la faune locale de la PrincipautŽ car nous ne
disposons pas du recul nŽcessaire. Il faut cependant admettre qu'une nouvelle
introduction de coccinelle exotique, apr�s celle de Cryptolaemus montrouzieri,
Novius cruentatus, Rodolia cardinalis, Rhyzobius lophantae, Rhyzobius
forestieri, ne peut pas ne pas �tre sans consŽquences sur les populations
d'esp�ces locales dont la niche Žcologique est proche. Pr�s du quart des
esp�ces inventoriŽes au cours de notre travail sur la PrincipautŽ sont ainsi
des esp�ces exotiques volontairement introduites dans le cadre de la lutte
biologique.
Stelidota geminata (Say 1825)
Si l'apparition
dans la PrincipautŽ des coccinelles citŽes prŽcŽdemment ne constitue pas une
vŽritable surprise, il n'en est pas de m�me pour la dŽcouverte de Stelidota
geminata, esp�ce nord-amŽricaine signalŽe tr�s rŽcemment de France (Callot,
2007). Selon cet auteur toutes les localitŽs fran�aises signalŽes jusqu'ˆ
prŽsent sont situŽes en Alsace et dans la haute vallŽe du Rhin. Nous avons
toutefois la preuve que cet insecte existe aussi dans la vallŽe du Rh™ne. Il
est donc bien Žtabli dans notre pays et donc maintenant aussi dans la
PrincipautŽ de Monaco. Il sera intŽressant de suivre l'Žvolution de ses
effectifs, car il s'agit d'une esp�ce saprophage considŽrŽe comme nuisible dans
son pays d'origine. La cohabitation avec d'autres esp�ces saprophages
introduites, qui ont explosŽ rŽcemment en France et ˆ Monaco (Epuraea
luteola, Epuraea ocularis et Paraphloeostiba gayndahensis), sera
Žgalement intŽressante ˆ observer car comme l'indique Callot (2007), il est
possible que le ou les nouveaux arrivants parviennent ˆ Žradiquer les
prŽcŽdents, dans la mesure o� ils partagent exactement les m�mes ressources.

Stelidota
geminata (source: www.entomologie-stuttgart.de)
Curelius japonicus (Reitter
1877)
Ce minuscule ColŽopt�re (ˆ peine plus d'1 mm) a ŽtŽ pris ˆ la lumi�re UV en ŽtŽ 2010 sur les glacis du Palais Princier. Il est apparemment associŽ aux mati�res organiques en dŽcomposition, comme c'est le cas pour les reprŽsentants des genres voisins de Cryptophagidae (Atomaria, Ephistemus). Connue seulement de "Eastern Asia" en 1971 (Johnson, 1971), l'esp�ce a depuis ŽtŽ signalŽe en Europe d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et de Malte selon Lšbl et Smetana (2007). Il s'agit d'une esp�ce d'origine asiatique, nouvelle pour la faune franco-monŽgasque. Il sera intŽressant de vŽrifier la prŽsence de cette esp�ce en France, de suivre sa progression, et Žventuellement les consŽquences d'une compŽtition avec les esp�ces indig�nes partageant la m�me niche Žcologique, comme pour les autres esp�ces de ColŽopt�res rŽcemment introduites.

Curelius
japonicus des glacis du Palais Princier
(lumi�re UV)
Xylotrechus
stebbingi (Gahan
1906)
Ce longicorne (Cerambycidae Clytinae)
est originaire des contreforts de lÕHimalaya (Inde du Nord, Tibet), dÕo� il a
ŽtŽ dŽcrit. Il est apparu en Europe (dans le PiŽmont) d�s 1982, et sÕest
rŽpandu dans la rŽgion mŽditerranŽenne, apparemment par ses propres moyens, ˆ
partir des annŽes 90. Son statut taxinomique, dÕabord controversŽ, a ŽtŽ
clarifiŽ par Sama (2006). LÕesp�ce est dŽsormais bien acclimatŽe en Italie
du Nord et du Centre (y compris la Sardaigne), en France mŽridionale (des
Alpes-Maritimes au Gard), en Suisse, en Gr�ce (Cr�te notamment) et en
Isra‘l : le MusŽum de Venise a publiŽ sur la Toile des renseignements et
une bibliographie tr�s compl�te sur cet insecte (http://www.msn.ve.it/index.php?pagina=progamb_view&id=4&idprog=41).
Sa larve, tr�s polyphage, se dŽveloppe dans
le tronc et les grosses branches de toutes sortes de feuillus, notamment
Figuier, Mžrier, Saules, Robinier, Micocoulier, Noyer, Laurier-roseÉ, mais il
ne semble pas avoir commis de gros dŽg‰ts en Europe jusquÕici. CÕest un insecte
nocturne, ˆ la livrŽe discr�te, quÕon capture surtout ˆ la lumi�re :
plusieurs exemplaires ont ŽtŽ pris au pi�ge lumineux sur le glacis durant le mois
de juillet 2010. Il serait intŽressant de dŽterminer quels arbres sont
actuellement infestŽs par cette esp�ce ˆ Monaco.

Xylotrechus stebbingi des glacis du Palais Princier (lumi�re UV)
Luperomorpha
xanthodera (Fairmaire
1888)
Esp�ce rŽcemment introduite en France et
signalŽe par Doguet (2008) sous le nom de Luperomorpha nigripennis. Elle
a ŽtŽ signalŽe dÕItalie (Toscane) d�s 2007 (Conti et Raspi, 2007) et identifiŽe
comme Luperomorpha xanthodera par Del Bene et Conti (2009). La taxonomie du
genre Luperomorpha a ŽtŽ aussi traitŽe rŽcemment par Dšberl et Sprick
(2009). La distribution actuelle de Luperomorpha
xanthodera
en France nÕest pas bien connue, elle a ŽtŽ citŽe de Saint Malo et dÕAlsace.
CÕest une esp�ce tr�s polyphage potentiellement nuisible aux plantes cultivŽes,
comme le montrent Del Bene et Conti (2009). Son expansion, si elle se confirme,
pourrait avoir un impact Žconomique sur les cultures florales, importantes sur
la c™te mŽditerranŽenne.
LÕunique exemplaire obtenu dans le cadre de cette
Žtude a ŽtŽ capturŽ au pi�ge lumineux UV sur les glacis du Palais. Il sÕagit
dÕun spŽcimen immature ce qui indique que lÕinsecte sÕest dŽveloppŽ sur place
et quÕil est donc fort probablement implantŽ dans la PrincipautŽ de Monaco.

Luperomorpha xanthodera (source :
www.flickr.com/photos/bodorjanos40/5260384876)
Insecte originaire
de Chine qui s'est rŽpandu en Europe occidentale ˆ partir de 2004 (Grande-Bretagne,
Italie, France, Pays-Bas) essentiellement dans les pŽpini�res et jardineries.
Il peut �tre trouvŽ sur les plantes achetŽes par les particuliers dans ces
Žtablissements. Sa prŽsence peut �tre ignorŽe car l'insecte ressemble beaucoup
ˆ des esp�ces communes de Luperus (Chrysomelidae, Galerucinae) dont il se distingue aisŽment
par ses cuisses renflŽes d'insecte sauteur. RŽgime alimentaire analogue ˆ celui
de nombreuses Altises. Les larves rongent les racines de nombreux arbustes et
plantes herbacŽes tandis que les adultes s'attaquent aux feuilles et aux
fleurs. Des dŽg‰ts Žventuels sont surtout ˆ craindre dans les jardineries o�
les attaques des feuilles ab”ment de fa�on tr�s visible les plantes. En Alsace,
la premi�re observation d'un adulte sur un Hibiscus achetŽ chez un fleuriste date du printemps 2009 (Callot,
Strasbourg).
Source: Brua C. et Callot H. (SociŽtŽ
Alsacienne dÕEntomologie):
Insectes exotiques observŽs en Alsace. http://www.sae.fr.
vu page: http://sites.estvideo.net/sae/spp_invasives.html (consultation
22-I-2011).

Plantes dont les
inflorescences sont consommŽes par Luperomorphus xanthodera
dans des pŽpini�res de
Toscane, selon Del Bene et Conti (2009)
Bruchidius
siliquastri Kergoat at al. (2007)
et Acanthoscelides pallidipennis (Motschulsky 1874)
Les bruches sont
presque toutes des esp�ces de ColŽopt�res phytophages associŽes aux graines de
FabacŽes, comme la fameuse bruche du pois Bruchus pisorum qui est un
grand ravageur des stocks de pois cultivŽs destinŽs ˆ la consommation humaine.
Les larves se dŽveloppent ˆ l'intŽrieur des graines qu'elles dŽtruisent
compl�tement. Le taux de parasitisme est parfois extr�mement ŽlevŽ. Ces bruches
ne s'attaquent pas uniquement aux denrŽes alimentaires entreposŽes puisqu'il
existe aussi de nombreuses esp�ces vivant sur les plantes sauvages, presque
uniquement des FabacŽes, et des esp�ces associŽes ˆ des plantes cultivŽes ou
invasives. Bruchidius
siliquastri Kergoat et al. 2007 et Acanthoscelides pallidipennis
(Motschulsky 1874) appartiennent ˆ cette derni�re catŽgorie. Ces deux esp�ces remarquables de bruches ont ŽtŽ capturŽes au pi�ge
lumineux UV sur le glacis du Palais Princier au cours de l'ŽtŽ 2010. Bruchidius siliquastri a ŽtŽ dŽcrite
rŽcemment (Kergoat et al., 2007), elle est associŽe ˆ l'Arbre de JudŽe Cercis
siliquastrum qui est largement cultivŽ dans nos rŽgions. Il s'agit
probablement d'une bruche accidentellement et rŽcemment importŽe depuis le pays
d'origine de l'Arbre de JudŽe, puisqu'elle n'avait jamais ŽtŽ dŽtectŽe
auparavant alors qu'il s'agit d'une esp�ce tr�s reconnaissable. L'hypoth�se
proposŽe par Kergoat et al. est que cette esp�ce a pu "sauter" d'une
esp�ce sauvage de Cercis oriental ˆ Cercis siliquastrum, puis
ensuite se rŽpandre dans le sud de la France. Elle est pour le moment connue
d'un petit nombre de localitŽ du sud de la France.


ˆ
gauche: Acanthoscelides pallidipennis, glacis du Palais Princier,
lumi�re UV, ŽtŽ 2010
ˆ
droite: Bruchidius siliquastri, d'apr�s Kergoat et al. (2007)
Le cas dÕAcanthoscelides pallidipennis est
Žgalement surprenant car cette esp�ce nord-amŽricaine est associŽe ˆ une autre
FabacŽe importŽe cette fois d'AmŽrique du Nord, Amorpha fruticosa qui
pullule localement dans les lieux humides et les bords des cours d'eau, comme
sur les bords du Rh™ne dans le sud de la France. Acanthoscelides
pallidipennis a ŽtŽ signalŽe
en CorŽe et au Japon d�s les annŽes 70, en Bulgarie (sous le nom de Acanthoscelides tarnawskii Borowiec, 1980 - un spŽcimen de juin 1964)
puis dans beaucoup de pays d'Europe et jusqu'au Japon (Tuda, 2001). Borowiec et
Anton, dans leur liste de 1993, mentionnent sa prŽsence en France, mais sans
donner de date. Cette esp�ce est donc bien implantŽe en PrincipautŽ de Monaco et en
France puisque nous (Philippe Ponel) en possŽdons effectivement un spŽcimen
trouvŽ en 1992 sur les bords du Rh™ne ˆ Mondragon, ce qui est en adŽquation
avec la biologie de l'esp�ce. En revanche sa prŽsence en PrincipautŽ de Monaco
est bien difficile ˆ expliquer puisque Amorpha ne pousse certainement
pas dans ce pays, et n'est pas signalŽe du dŽpartement des Alpes-Maritimes o�
l'esp�ce est mentionnŽe comme "ˆ rechercher" par Carles et ThŽbault
(2010). Il est fort probable que Acanthoscelides pallidipennis ait pu
passer ˆ une autre plante-h™te de la m�me famille (FabacŽes), d'ailleurs
Kingsolver (2004) signale qu'aux Etats-Unis cette bruche parasite diverses
plantes h™tes en plus d'Amorpha fruticosa.
Araecerus
fasciculatus (DeGeer 1775)
Cet Anthribide est une esp�ce nuisible ˆ une
grande variŽtŽ de denrŽes alimentaires entreposŽes. Elle est probablement
dÕorigine indienne mais elle est aujourdÕhui largement rŽpandue dans les
rŽgions chaudes du globe (Delobel et Tran, 1993) et dans les entrep™ts
portuaires o� elle peut faire de gros dŽg‰ts (Hoffmann, 1945). Dans la
PrincipautŽ de Monaco il faut signaler que cette esp�ce nÕa pas ŽtŽ
ŽchantillonnŽe dans des locaux fermŽs mais dans le milieu "naturel":
nous lÕavons obtenue par pi�ge aŽrien type bouteille dans le vallon de la
Chapelle Sainte DŽvote, mais aussi par battage de nŽflier ˆ la Source Marie
Nord. Cette observation est ˆ rapprocher de celle de Peyerimhoff qui signale
qu'ˆ Alger Araecerus fasciculatus se dŽveloppe en plein air dans les fruits
secs du nŽflier du Japon. Nous n'avons trouvŽ aucune autre mention de la
prŽsence de cette esp�ce en Europe hors des entrep™ts de marchandises et des
habitations. Les observations de Araecerus fasciculatus en extŽrieur
sont Žvidemment liŽes aux conditions climatiques tr�s favorables qui r�gnent
dans la PrincipautŽ de Monaco.

Araecerus fasciculatus de
la Source Marie Nord
Le cas particulier de la Source Marie
Au cours de notre
Žtude nous avons constatŽ avec regret que de gros travaux de construction
Žtaient entrepris sur la station de la Source Marie Nord. De plus, la station
Source Marie Sud (au niveau du rond-point) est menacŽe car il sÕagit dÕune zone
ˆ lÕabandon, en bordure dÕun parking ˆ vŽlos et vŽlomoteurs ˆ la limite de la
fronti�re franco-monŽgasque, qui peut �tre dŽtruite pour rŽaliser une extension
du parking ou tout autre amŽnagement. Cette situation est navrante car il
sÕagissait de deux placettes entomologiquement intŽressantes comme lÕindique la
sŽlection dÕesp�ces que nous y avons recueillies:
-Synanobium n. sp.: le cas de cette esp�ce nouvelle a dŽjˆ ŽtŽ ŽvoquŽ plus haut. Il
s'agit d'une esp�ce nouvelle pour la science, mais on ne peut Žcarter
l'hypoth�se d'une esp�ce tropicale introduite. C'est Žvidemment un ŽlŽment
remarquable pour le secteur, probablement associŽ au bois mort. Il existe
Žgalement sur les glacis du Palais Princier o� il a ŽtŽ pris en battant des
oliviers.
-Langelandia anophthalma, Langelandia
reitteri, Anommatus planicollis : esp�ces de
moeurs subendogŽes, associŽes aux liti�res de dŽbris vŽgŽtaux. Les deux esp�ces
de Langelandia sont peu rŽpandues, et de plus L. reitteri est
tr�s localisŽ aux c™tes du bassin occidental de la MŽditerranŽe. Quant ˆ Anommatus
planicollis, cÕest un endŽmique de la zone littorale des Alpes maritimes
fran�aises et italiennes.
-Meliboeus
gibbicollis: Il s'agit d'un exemple significatif d'esp�ce peu commune
associŽe ˆ une plante banale, l'inule visqueuse (Dittrichia viscosa). La
prŽsence de cette esp�ce illustre l'intŽr�t de la Source Marie pour la
conservation de la flore "rudŽrale" et donc pour celle des insectes
phytophages associŽs. Sur ce secteur, l'inule est prŽsente aussi bien au niveau
du rond-point (Source Marie Sud) que dans la parcelle nord, au dessus de la
voie rapide. Aucune autre localitŽ n'est recensŽe dans la PrincipautŽ.
-Catomus
rotundicollis: Ce tŽnŽbrionide est une esp�ce peu commune, souvent trouvŽe associŽe
aux vieux arbres. Sa prŽsence montre bien l'intŽr�t de la Source Marie pour la
conservation de la faune saproxylophage. Il n'a pas ŽtŽ trouvŽ ailleurs dans la
PrincipautŽ.
-Cetonia aurata, Netocia morio: Ces deux esp�ces de cŽtoines sont gŽnŽralement communes partout en
France, mais pas spŽcialement dans la PrincipautŽ. Elles sont particuli�rement
abondantes ˆ la Source Marie, en raison de la prŽsence de vieux arbres qui
gŽn�rent une Žpaisse couche dÕhumus.
-Macrolaenes dentipes: Esp�ce de chrysom�le devenue rare partout sur le littoral mŽditerranŽen.
Il n'existe que tr�s peu de donnŽes
rŽcentes pour la France. Elle para”t rechercher les lentisques. Ë la Source
Marie Sud plusieurs exemplaires ont ŽtŽ trouvŽs sur Pistacia lentiscus
au niveau du grillage qui matŽrialise la fronti�re fran�aise. Aucune autre
localitŽ nÕa pu �tre recensŽe dans la PrincipautŽ.
-Cryptocephalus
mariae: Esp�ce localisŽe, connue du sud de la France, du nord de l'Italie, d'Espagne
et d'AlgŽrie. Les spŽcimens de la Source Marie prŽsentent la curieuse particularitŽ
d'appartenir tous ˆ une forme claire (sans tache noire sur les Žlytres). Aucune
autre localitŽ recensŽe dans la PrincipautŽ.
-Longitarsus
codinai: Altise associŽe ˆ divers liserons (Convolvulus spp.). Comme
Meliboeus gibbicollis il s'agit
d'une esp�ce peu commune associŽe ˆ un genre de plantes comprenant beaucoup
d'esp�ces banales, et qui souligne Žgalement l'intŽr�t de la Source Marie pour
les plantes rudŽrales qui peuplent les espaces laissŽs ˆ l'abandon, type de
milieu devenu rare en PrincipautŽ.
-Psylliodes
laevifrons: Cette autre altise est une rare esp�ce mŽditerranŽenne ˆ
biologie inconnue. Elle est constamment trouvŽe sur des arbres mais elle est
certainement en rŽalitŽ associŽe ˆ une plante herbacŽe comme les autres Psylliodes.
Elle existe Žgalement sur les glacis du Palais Princier.
Araecerus fasciculatus: Insecte associŽ aux denrŽes alimentaires entreposŽes, mais qui trouve
sur la PrincipautŽ des conditions climatiques qui lui permettent de se
dŽvelopper ˆ l'extŽrieur des entrep™ts et des habitations humaines. Il ne
semble pas que cette observation ait dŽjˆ ŽtŽ faite en France ou en Italie. Il
a ŽtŽ pris en battant un nŽflier ˆ la Source Marie, et par piŽgeage dans le
Vallon de Sainte-DŽvote.
-Baris
scolopacea: Charan�on mŽditerranŽen peu commun, associŽ aux ChŽnopodiacŽes,
particuli�rement aux Atriplex. Aucune autre station connue sur la
PrincipautŽ.
-Pselactus
spadix: Ce charan�on saproxylophage pullule dans les vieux troncs de
figuier, sur le secteur Source Marie nord. Il s'agit d'une esp�ce littorale
frŽquentant plut™t les bois ŽchouŽs sur les plages et les prairies humides,
inattendue dans la PrincipautŽ. Cette esp�ce illustre l'intŽr�t de ce secteur
pour la faune des vieux arbres, des troncs coupŽs et des branches mortes. Dans
un souci de propretŽ, ce type d'habitat est devenu tr�s rare sur la PrincipautŽ,
avec pour consŽquence la rarŽfaction de la faune saproxylophage. Aucune autre
station connue sur la PrincipautŽ.
-Les
coccinelles: De nombreuses esp�ces reprŽsentŽes par un tr�s grand nombre d'individus
ont ŽtŽ recensŽes sur les arbres de la Source Marie. Cette concentration exceptionnelle
est probablement liŽe ˆ l'Žtat d'abandon de ce secteur, et ˆ l'absence de traitements
chimiques phytosanitaires. Bien qu'il ne s'agisse pas d'esp�ces prŽsentant un vŽritable
intŽr�t patrimonial, puisque beaucoup sont introduites, on peut considŽrer que
la Source Marie constitue un vŽritable rŽservoir de coccinelles pouvant se
dissŽminer ailleurs dans la PrincipautŽ pour jouer un r™le dans le contr™le
biologique d'esp�ces nuisibles (pucerons).
Une composante insolite : les ColŽopt�res aquatiques
Compte tenu des
caract�res des stations ŽtudiŽes, la prŽsence de plusieurs ColŽopt�res
aquatiques est inattendue (nous n'avons dŽcouvert d'ailleurs aucun HŽtŽropt�re
aquatique). Il s'agit de Dryops sp., Pomatinus substriatus, Laccobius
sp. et Esolus parallelipipedus. Nous n'avons pour l'instant pas pu
dŽcouvrir quelle Žtait l'origine de ce petit groupe d'esp�ces: piscines peu
entretenues, bassins de jardins, caniveaux ? De plus, Esolus
parallelipipedus (dont nous avons obtenu plusieurs exemplaires au pi�ge
lumineux UV) est une esp�ce infŽodŽe aux eaux courantes qui ne peut
s'accommoder de petites collections d'eau stagnantes. EspŽrons que de futures
recherches permettront d'apporter une lumi�re sur ces occurrences assez
Žnigmatiques.
Les relations ColŽopt�res phytophages - plantes h™tes
En dehors des
esp�ces saproxylophages polyphages qui s'attaquent ˆ divers types de bois
morts, il existe un certain nombre d'esp�ces de ColŽopt�res qui prŽsentent des
liens Žtroits avec diverses plantes. Il est intŽressant d'en faire la liste car
celle-ci fait appara”tre les vŽgŽtaux les plus exploitŽs par les ColŽopt�res et
donc ceux qu'il est souhaitable de protŽger pour favoriser ces insectes (voire
ceux qui peuvent subir des dŽg‰ts lors de pullulations temporaires
saisonni�res, comme Xanthogaleruca luteola dont les populations sont
susceptibles d'exploser littŽralement sur les ormes).
Ce tableau fait
appara”tre l'importance de la flore rudŽrale herbacŽe (ronces, orties,
mercuriales, mauves, liserons, inule, bourrache, chardonsÉ), le r™le des
vŽgŽtaux introduits (divers palmiers), mais aussi la contribution de la flore
autochthone ˆ la diversitŽ spŽcifique des ColŽopt�res phytophages, en
particulier des ligneux mŽditerranŽens comme les pins (ici Pinus halepensis),
les ch�nes (ici Quercus ilex), les lentisques, l'olivier, le figuier, le
thymÉ
En mati�re de
conservation il faut noter qu'une seule esp�ce de ColŽopt�re est liŽe ˆ une
plante d'intŽr�t rŽellement patrimonial, localisŽe en France au littoral de la
C™te d'Azur: Dichromacalles
rolletii qui est associŽ ˆ Euphorbia dendroides. Mentionnons cependant les diverses esp�ces de
ColŽopt�res associŽes aux orties (Taenapion
rufulum, T. urticarium, Brachypterus glaber, B. labiatus, Parethelcus
pollinarius), qui vivent tous sur Urtica
membranacea, une esp�ce d'ortie surtout mŽditerranŽenne tr�s localisŽe et
peu commune. Nous n'avons pu pour l'instant mettre en Žvidence l'existence de
ColŽopt�res associŽs aux plantes endŽmiques signalŽes par MŽdail et Diadema
(2007), comme par exemple Campanula
macrorhiza ou Carduus litigiosus,
ceci nŽcessiterait des recherches ciblŽes qui pourraient �tre menŽes dans le
futur.
Parmi les esp�ces protŽgŽes inventoriŽes par MŽdail et Diadema (op.
cit.): Brassica montana, Ceratonia
siliqua, Chamaerops humilis, Coronilla valentina, Lavatera maritima et Phalaris aquatica, seul Chamaerops humilis hŽberge une faune
assez riche comprenant au moins un charan�on (Derelomus chamaeropis), un scolyte (Coccotrypes dactyliperda) et un clavicorne (Meligethinus pallidulus). Le caroubier est tr�s recherchŽ par le
longicorne Penichroa fasciata, qui
est cependant une esp�ce polyphage non citŽe dans le tableau ci-dessous. Il
serait intŽressant de mener Žgalement un Žchantillonnage ciblŽ sur Brassica montana, Coronilla valentina et
Lavatera maritima.
|
|
Esp�ce |
Principales plantes h™tes |
|
Apionidae |
Aspidapion
radiolus
(Marsham 1802) |
Malva |
|
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Kalcapion
semivittatum
(Gyllenhal 1833) |
Mercurialis annua |
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Malvapion
malvae
(Fabricius 1775) |
Malva |
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Metapion
candidum (Hustache, 1931) |
Ruta |
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Squamapion
minutissimum (Rosenhauer 1856) |
Thymus |
|
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Squamapion
atomarium (Kirby 1808) |
Thymus |
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Taeniapion
rufulum
(Wencker 1864) |
Urtica |
|
|
Taeniapion
urticarium
(Herbst 1784) |
Urtica |
|
Bruchidae |
Acanthoscelides
pallidipennis (Mots. 1874) |
Amorpha fruticosa, autres FabacŽes ? |
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|
Bruchidius
siliquastri Kergoat et al. 2007 |
Cercis siliquastrum |
|
|
Bruchidius
pauper (Bohemann 1829) |
Anthyllis vulneraria,
Ornithopus compressus, Securigera varia |
|
|
Spermophagus
sericeus
(Geoffroy 1785) |
Convolvulus |
|
Buprestidae |
Agrilus
roscidus
Kiesenwetter 1857 |
Rubus |
|
|
Meliboeus
gibbicollis
(Illiger 1803) |
Dittrichia viscosa |
|
Chrysomelidae |
Aphthona nigriceps (Redtenbacher 1842) |
Geranium |
|
|
Chrysolina
americana
Linnaeus 1758 |
Rosmarinus officinalis |
|
|
Longitarsus
codinai
Madar & Madar 1965 |
Convolvulus |
|
|
Longitarsus
foudrasi Weise
1893 |
Scrophularia, Verbascum |
|
|
Longitarsus
lateripunctatus (Rosenhauer 1856) |
Borago officinalis |
|
|
Luperomorpha xanthodera (Fairmaire, 1888) |
polyphage |
|
|
Phyllotreta
aerea Allard 1859 |
BrassicacŽes |
|
|
Phyllotreta cruciferae (Goeze 1777) |
BrassicacŽes |
|
|
Phyllotreta
procera (Redtenbacher
1849) |
Reseda |
|
|
Podagrica
malvae
(Illiger 1807) |
Malva principalement |
|
|
Psylliodes
chalcomerus (Illiger 1807) |
chardons |
|
|
Psylliodes
instabilis
Foudras 1860 |
BrassicacŽes |
|
|
Sphaeroderma
rubidum
(Gra‘lls 1858) |
Centaurea |
|
|
Xanthogaleruca
luteola (MŸller, 1766) |
Ulmus |
|
Curculionidae |
Ceutorhynchus
resedae
(Marsham 1802) |
Reseda |
|
|
Curculio
elephas (Gyllenhal, 1836) |
Quercus |
|
|
Curculio
glandium Marsham 1802 |
Quercus |
|
|
Cosmobaris
scolopacea
(Germar 1824) |
ChŽnopodiacŽes |
|
|
Derelomus
chamaeropis
(Fabricius 1798) |
Chamaerops humilis |
|
|
Dichromacalles
rolletii
(Germar 1824) |
Euphorbia dendroides |
|
|
Lixus
pulverulentus (Scopoli 1763) |
Malva |
|
|
Neoderelomus
piriformis (Hoffmann, 1938) |
Phoenix |
|
|
Pachyrhinus
lethierryi
(Desbrochers 1875) |
Juniperus |
|
|
Parethelcus
pollinarius
(Forster 1771) |
Urtica |
|
|
Rhinusa
bipustulata
(Rossi 1792) |
Scrophularia |
|
|
Rhinusa
vestita (Germar 1821) |
Antirhinum majus |
|
|
Tychius bicolor C. Brisout 1862 |
Astragalus |
|
Kateretidae |
Brachypterus
glaber
(Newman 1834) |
Urtica |
|
|
Brachypterus
labiatus
Erichson 1845 |
Urtica |
|
Nanophyidae |
Hypophyes
pallidulus (Gravenhorst 1807) |
Tamarix |
|
Nitidulidae |
Meligethinus
pallidulus
(Erichson 1843) |
Chamaerops humilis |
|
Scolytidae |
Scolytus
mali (Bechstein, 1805) |
RosacŽes
ligneuses |
|
|
Scolytus
rugulosus
Muller 1818 |
RosacŽes
ligneuses |
|
|
Carphoborus
perrisi (Chapuis 1869) |
Pistacia |
|
|
Carphoborus
pini Eichhoff, 1881 |
Pinus |
|
|
Chaetoptelius
vestitus
(Mulsant & Rey 1860) |
Pistacia, Cotinus |
|
|
Coccotrypes
dactyliperda
(Fabricius 1801) |
Phoenix dactylifera,
Chamaerops humilis |
|
|
Crypturgus
mediterraneus Eichhoff 1871 |
Pinus |
|
|
Dactylotrypes
longicollis
(Wollaston 1864) |
Dracaena draco, Phoenix
canariensis |
|
|
Dryocoetes
villosus (Fabricius 1792) |
Quercus, Castanea sativa |
|
|
Hylastes
attenuatus Erichson 1836 |
Pinus |
|
|
Hylastes
linearis
Erichson 1836 |
Pinus |
|
|
Hylesinus
toranio
(Danthoine 1788) |
Fraxinus, Olea, Syringa |
|
|
Hylurgus
miklitzi
Wachtl 1881 |
Pinus |
|
|
Hypoborus
ficus
Erichson 1836 |
Ficus carica |
|
|
Hypothenemus
eruditus Westwood 1836 |
Ficus carica surtout |
|
|
Kissophagus
hederae (Schmitt, 1843) |
Hedera helix |
|
|
Orthotomicus
erosus
(Wollaston 1857) |
Pinus |
|
|
Phloeosinus
thujae (Perris 1855) |
Juniperus, Thuja |
|
|
Phloeotribus
scarabaeoides (Bernard, 1788) |
Olea, Phillyrea, Fraxinus,
Syringa |
|
|
Pityogenes
calcaratus (Eichhoff 1878) |
Pinus |
Quelques
ColŽopt�res oligophages et leurs plantes h™tes, d'ap�s Audisio (1993),
Delobel et Delobel (2003), Doguet (1994), Hoffmann
(1950-1958), Pfeffer (1995), Schaefer (1949)
Les HymŽnopt�res Formicidae
(fourmis)
Comme nous lÕavons indiquŽ plus haut, les contraintes de lÕŽchantillonnage et les difficultŽs dÕidentification nous ont contraints ˆ dŽlaisser cet intŽressant groupe dÕinsectes. Il faut cependant signaler la prŽsence dÕune esp�ce remarquable ˆ divers titres : Pyramica baudueri. Cette petite fourmi est une esp�ce mŽditerranŽenne cryptique, assez largement rŽpandue mais toujours rare, ou du moins rarement dŽtectŽe en dehors de ses moeurs compl�tement hypogŽes et de l'inŽdaquation des techniques de prospection employŽes par les mymŽcologues. Cet insecte n'est donc observŽ qu'accidentellement ˆ la faveur de prŽl�vements de liti�re ou de sol superficiel, comme cela ŽtŽ prŽcisŽment le cas sur les glacis du Palais. A peine une demi douzaine de spŽcimens ont ŽtŽ extraits par la technique de Berlese ˆ partir des matŽriaux tamisŽs. Pyramica baudueri est dŽjˆ connu de la rŽgion (Bernard, 1968; HervŽ, 1969), mais d'un nombre tr�s limitŽ de stations. Selon Marko (2008), P. baudueri est une esp�ce exclusivement prŽdatrice qui vivrait aux dŽpens de petits arthropodes tels que les collemboles ; les colonies sont monogynes et composŽes de peu d'individus.

Pyramica
baudueri (Emery 1875)
Glacis du Palais Princier
Les CrustacŽs Isopodes
terrestres (cloportes)
Nous nÕavons pas menŽ, dans le cadre de cette Žtude, de prospections ciblŽes concernant le groupe faunistique des "cloportes" terrestres. Toutefois, nous prŽsenterons ici une esp�ce remarquable observŽe au cours de nos prospections et qui mŽrite selon nous de figurer dans ce rapport. Il sÕagit de lÕArmadille maculŽ: Armadillidium maculatum Risso, 1816 (Crustacea: Isopoda: Armadillidiidae).
Cloporte de taille relativement grande pouvant atteindre 18 mm de longueur. Coloration caractŽristique permettant une dŽtermination quasiment certaine sans avoir recours ˆ une dissection: pigmentation de fond gris ardoise sur laquelle se dŽtachent des taches blanches (rarement jaun‰tres) plus ou moins reliŽes entre elles par un liserŽ.


Armadillidium maculatum sur le Rocher (Monaco, 7 mai 2009) –
ClichŽs : D. Pavon
Il sÕagit dÕune esp�ce endŽmique de Ligurie, essentiellement montagnarde et dont lÕaire de rŽpartition, tr�s limitŽe, sÕŽtend entre les vallŽes de la VŽsubie et de la Roya (elle est assez commune dans les vallŽes internes de la VŽsubie, du Care•, de la BŽvŽra et de la Roya). Sur le littoral son aire est plus vaste et sÕŽtend depuis Cannes (”les de LŽrins) jusquÕˆ San Remo.

RŽpartition de Armadillidium
maculatum maculatum (dÕapr�s Vandel, 1962)
La biologie de cette esp�ce semble mŽconnue, ou dans tous les cas peu documentŽe. DÕun point de vue Žcologique, il sÕagit dÕune esp�ce rupestre frŽquente depuis le niveau de la mer (”les de LŽrins) jusquÕˆ 800 m dÕaltitude.
Ce cloporte a ŽtŽ observŽ le 7 mai 2009 sur le site du Rocher, au niveau du Glacis du Palais Princier, o� nous avons pu voir des exemplaires morts ainsi que des individus vivants de classes dÕ‰ges variables. LÕimportance et la dynamique de cette population ne sont pas connues, mais nous pensons que ce secteur prŽsente encore des micro-habitats suffisants bien conservŽs pour le maintien local de cette esp�ce patrimoniale.
RŽflexions,
conclusions et perspectives
Tous nos
rŽsultats montrent incontestablement le grand intŽr�t Žcologique et
entomologique de la PrincipautŽ, qui, en dŽpit de sa superficie rŽduite et de
la densitŽ des espaces b‰tis, rŽserve encore des ”lots de diversitŽ
entomologique qu'il importe de conna”tre pour pouvoir les protŽger. L'objectif
de nos recherches est justement de fournir les moyens de dŽvelopper une
politique de protection de la nature (et particuli�rement de l'entomofaune) ˆ
l'Žchelle de ce petit territoire.
L'intŽr�t
entomologique des glacis du Palais Princier a ŽtŽ largement soulignŽ dans ce
rapport, puisque la presque totalitŽ des esp�ces patrimoniales de la
PrincipautŽ de Monaco y ont ŽtŽ dŽcouvertes. Par chance il s'agit d'un milieu
peu ou pas menacŽ et il n'y a pas de mesures particuli�res de gestion ˆ
prŽconiser, mis ˆ part les opŽrations d'Žradication menŽes rŽguli�rement pour
contenir l'expansion des plantes exotiques invasives. L'hypoth�se de la
construction d'une cl™ture en haut des falaises c™tŽ ville a ŽtŽ ŽvoquŽe. Le
r™le de cette cl™ture serait d'Žviter les chutes de pierres ou de bois mort sur
les piŽtons circulant sur le Boulevard Charles III et lÕAvenue de la Porte
Neuve. La rŽalisation de ce projet ne para”t pas opportune en mati�re de
conservation de la faune d'insectes car il faut s'attendre ˆ des dŽg‰ts sur la
vŽgŽtation si la frŽquentation des glacis augmente. Cette perspective est
d'autant plus inquiŽtante que les peuplements d'Euphorbes dendro•des qui
hŽbergent le charan�on Dichromacalles rolletii se situent justement en
haut des falaises, dans une zone qui pourrait �tre concernŽe par les travaux.
Quelques points
particuliers complŽmentaires concernant une gestion des glacis du Palais
respectueuse de l'entomofaune sont Žgalement ŽvoquŽs ci-dessous.
La flore rudŽrale et son cort�ge d'habitants
La flore
patrimoniale de la PrincipautŽ Žtant maintenant bien connue (MŽdail et al.,
2007), il para”t opportun dÕattirer aussi lÕattention des gestionnaires sur des
esp�ces vŽgŽtales moins prestigieuses, mais qui ont cependant toute leur place
dans le milieu: les plantes "rudŽrales" (du latin rudus, ruderis
= dŽcombres, ruines) et autres "mauvaises herbes" qui subsistent dans
les secteurs les moins bien entretenus de la PrincipautŽ. Il s'agit par exemple
des orties, des pariŽtaires, de l'inules visqueuse, de certaines mauves...
Pourquoi est-il important de conserver - dans la mesure du possible - cette
flore relativement banale, souvent discr�te, parfois ˆ vaste rŽpartition ? Parce
que ces plantes hŽbergent une faune parfois fort riche d'insectes phytophages, parfois
composŽe d'ŽlŽments tr�s localisŽs, tous si Žtroitement liŽs ˆ leur plante-h™te
exclusive que l'Žradication de cette plante entra”ne automatiquement la
disparition des insectes associŽs. Cette flore rudŽrale contribue donc pour une
part notable ˆ la diversitŽ entomologique monŽgasque (et plus gŽnŽralement ˆ la
biodiversitŽ urbaine).
Comme on l'a vu,
il existe de tr�s nombreuses esp�ces d'insectes associŽes ˆ ces "mauvaises
herbes". La communautŽ d'insectes associŽs aux orties et aux pariŽtaires est
tr�s riche, avec par exemple le rare Brachypterus labiatus, mais il
existe bien d'autres exemples d'associations plante-insectes: sur la
PrincipautŽ l'inule visqueuse Dittrichia viscosa hŽberge le bupreste Meliboeus
gibbicollis, la bourrache Borrago officinalis hŽberge l'altise Longitarsus
lateripunctatus, les mauves (et en particulier l'esp�ce tr�s banale Malva
silvestris) hŽbergent de nombreuses esp�ces de buprestes, chrysom�les et
charan�ons, dont le grand Lixus pulverulentus É une dizaine d'esp�ces au
total, dont aucune n'est rŽellement rare ˆ l'Žchelle europŽenne, mais dont la
survie dans les limites de la PrincipautŽ ne tient qu'ˆ un fil.




ortie pariŽtaire
Brachypterus
labiatus Apion
rufulum



![]()


inule
et Meliboeus gibbicollis bourrache
et Longitarsus lateripunctatus mauve et Lixus pulverulentus
Il est donc souhaitable
de limiter au maximum les opŽrations de destruction de la flore rudŽrale, et
surtout de les cantonner aux lieux o� elles sont vraiment indispensables pour
des raisons esthŽtiques. La destruction manuelle de la strate herbacŽe n'est
pas le seul facteur ˆ proscrire: il importe aussi Žvidemment d'Žviter les
traitements chimiques (herbicides). Dans la mesure du possible il est
nŽcessaire de laisser des espaces incultes et de s'inspirer de l'exemple de
certaines villes europŽennes qui ont su crŽer des rŽserves naturelles urbaines.
La rŽinstallation d'une flore riche et variŽe (m�me si elle composŽe d'esp�ces
banales) est donc le point de dŽpart de la re-crŽation d'un milieu favorable
aux insectes, aux petits vertŽbrŽs (reptiles, mammif�res, oiseauxÉ), et donc ˆ
la Vie en gŽnŽral.
La conservation des bois morts
Parmi les
opŽrations d'entretien rŽguli�rement pratiquŽes dans les espaces non construits
de la PrincipautŽ figure l'Žlimination des branches mortes ou dŽpŽrissantes
portŽes par les plantes ligneuses (arbres et arbustes). Les motifs invoquŽs
sont d'une part les raisons esthŽtiques, d'autre part les risques de chute de
branches qui peuvent constituer un risque pour les passants. Il faut cependant
tenir compte de l'importance considŽrable de ce milieu biologique pour la
conservation de la faune d'insectes saproxylophage (c'est ˆ dire les insectes
associŽs au bois mort, aux champignons, aux Žcorces dŽhiscentes...). Parmi
cette faune riche et variŽe d'insectes, beaucoup prŽsentent en effet un intŽr�t
biologique considŽrable, comme par exemple l'esp�ce nouvelle de Synanobium
(dont la biologie n'est pas encore connue mais qui est tr�s vraisemblablement
un saproxylophage comme la plupart des membres de sa famille), le longicorne
mŽditerranŽen Penichroa fasciata (qui se dŽveloppe volontiers sur les
branches mortes du caroubier, arbre symbole de la PrincipautŽ), ou le charan�on
Dichromacalles rolletii ˆ rŽpartition tr�s limitŽe, associŽ ˆ l'euphorbe
dendro•de Euphorbia dendroides.

Une
souche vermoulue de figuier ˆ la Source Marie:
un
biotope favorable pour le charan�on xylophage Pselactus spadix
Comme pour la
prŽservation de la vŽgŽtation rudŽrale, il est souhaitable de limiter au
maximum les opŽrations de nettoyage des bois morts, et surtout de les limiter
aux lieux o� elles sont vraiment indispensables pour des raisons majeures
d'esthŽtique ou de sŽcuritŽ. Sur les glacis du Palais Princier il serait
souhaitable de proscrire tout enl�vement de bois mort, sauf sur les arbres qui
surplombent la rue et qui pourraient constituer un danger. Il est en
particulier primordial de laisser en place les spŽcimens dŽpŽrissants
d'euphorbes dendro•des, qui sont peu
nombreux sur la PrincipautŽ, et qui hŽbergent le charan�on xylophage Dichromacalles
rolletii, dont la survie ˆ Monaco est prŽcaire. Dans le cas o� il est
nŽcessaire de couper de grosses branches ou des arbres entiers, il est
important de laisser sur place les troncs ou les segments de troncs qui vont
�tre le lieu d'une succession Žcologique d'esp�ces xylophages et
saproxylophages.

Un
arbre mort colonisŽ par les champignons lignicoles sur les glacis du Palais
Princier,
milieu
recherchŽ par de nombreux ColŽopt�res saproxylophages
Toutes les
essences indig�nes sont concernŽes par cette prise de conscience en mati�re de
gestion des bois morts: Ch�ne vert, Caroubier, Olivier, Figuier, Pin d'Alep,
Lentisque, Euphorbe dendro•de... Dans l'Žtat actuel des connaissances, les
plantes introduites n'hŽbergent pas d'esp�ces patrimoniales de ColŽopt�res.
L'importance des
jardins privŽs dans le maintien de la diversitŽ entomologique urbaine a ŽtŽ
dŽmontrŽe par Owen et Owen (1975). Ë ce sujet il est
vraiment regrettable que le terrain de la Source Marie Nord n'ait pas pu �tre
prŽservŽ de l'urbanisation car il s'agissait d'un lieu idŽal pour y mŽnager une
rŽserve naturelle urbaine ˆ vocation pŽdagogique. Ë dŽfaut, il serait
intŽressant de cartographier les jardins privŽs et de sensibiliser les
propriŽtaires (voire la population de la PrincipautŽ) ˆ ces probl�mes de
gestion (flore rudŽrale, bois mort, utilisation d'herbicides et de pesticides
souvent irraisonnŽe et excessive).


En
Ecosse, un exemple ˆ suivre: une rŽserve naturelle en pleine ville
"The Scottish Wildlife Trust's smallest
reserve" (http://www.bbc.co.uk)
Les insectes (et
plus gŽnŽralement les Arthropodes) associŽs aux lieux obscurs naturels et
artificiels sont le plus souvent de petite taille et peu spectaculaires, ils
sont cependant importants sur le plan biologique car beaucoup d'esp�ces
prŽsentent une rŽpartition limitŽe (endŽmiques). Il existe potentiellement sur
le territoire de la PrincipautŽ de nombreux insectes d'intŽr�t patrimonial qui
vivent exclusivement dans ces milieux tr�s particuliers, bien que pour
l'instant seuls les souterrains du Palais Princier aient fait l'objet
d'investigations poussŽes. Ces esp�ces sont tr�s sensibles aux multiples
perturbations qui peuvent concerner le milieu souterrain. Le comblement des
cavitŽs est Žvidemment ˆ proscrire.
Dans les galeries
peu frŽquentŽes il est indispensables de laisser les accumulations de vŽgŽtaux,
de bois en dŽcomposition et d'humus qui reprŽsentent une importante ressource
trophique pour la faune. Les parois couvertes de racines ne doivent pas �tre
nettoyŽes car les "chevelus" racinaires sont peut-�tre l'habitat du
charan�on aveugle Troglorhynchus, dŽcouvert dans les galeries du Palais
Princier. Les parois ne doivent Žvidemment pas recevoir d'enduit susceptible de
colmater les suintements, car un taux d'humiditŽ important est nŽcessaire ˆ ces
organismes fragiles. La faune troglobie est Žgalement perturbŽe par la lumi�re
et les courants d'air: on Žvitera d'installer des dispositifs permanents
d'Žclairage et de pratiquer des ouvertures dans les galeries existantes.
Projets
La presque
totalitŽ des esp�ces inventoriŽes a ŽtŽ rŽunie dans une petite collection de
rŽfŽrence actuellement dŽtenue par le premier auteur (PP). Pour l'instant cette
collection est constituŽe par 5 cartons vitrŽs dont l'un contient les
HŽtŽropt�res[2], les
quatre autres presque exclusivement des ColŽopt�res. Cet outil est prŽcieux car
il servira de base ˆ une future collection monŽgasque, qui ˆ l'heure actuelle
n'existe hŽlas pas encore, et surtout il pourra servir de tŽmoin pour de
futures recherches menŽes sur la PrincipautŽ. Il para”t donc nŽcessaire de
trouver une solution qui puisse concilier sauvegarde de la collection pour les
gŽnŽrations futures, et acc�s facile pour les chercheurs qui souhaiteraient la
consulter.
Une convention de
dŽp™t avec le MusŽum d'Histoire naturelle de Nice pourrait �tre envisagŽe, ˆ
dŽfaut un organisme monŽgasque pourrait se charger de sa conservation, mais il
faut souligner que la prŽservation ˆ long terme d'une collection d'insectes est
dŽlicate, car il s'agit d'un matŽriel fragile susceptible d'�tre attaquŽ par
divers parasites ou moisissures ; il est donc nŽcessaire de s'entourer
d'un maximum de garanties sous peine de destruction rapide de la collection.
Champs de recherches ˆ explorer
Divers projets
sont envisagŽs pour les mois ˆ venir. Tout d'abord l'Žtude du matŽriel
recueilli n'est pas terminŽe et un certain nombre de spŽcimens restent encore ˆ
identifier et ˆ vŽrifier. Il est Žgalement nŽcessaire de poursuivre les
recherches sur la faune cavernicole et sur la faune du sol, et de tenter de
trouver des spŽcimens vivants ou au moins intacts du Troglorhynchus pour
prŽciser sa biologie. Les galeries et la liti�re du glacis nÕont de toute fa�on
pas fini de livrer leurs secrets: lÕŽtude des Pseudoscorpions et des Cloportes
nÕa ŽtŽ quÕeffleurŽe, celle des Chilopodes et des Diplopodes
("mille-pattes"), des Collemboles, minuscules insectes
"primitifs" si abondants dans la liti�re, reste ˆ faire, sans parler
dÕautres groupes, HymŽnopt�res parasites, Acariens, qui ne peuvent �tre abordŽs
actuellement faute de spŽcialistes.
Parmi les
objectifs plus accessibles, il faut Žvoquer la possibilitŽ de dŽvelopper
l'inventaire des LŽpidopt�res HŽtŽroc�res (papillons nocturnes) qui sont
certainement bien plus nombreux et intŽressants que les Rhopaloc�res (papillons
diurnes). Dans cette perspective, la construction d'un pi�ge lumineux
automatique adaptŽ aux LŽpidopt�res nocturnes pourrait �tre envisagŽe. En ce
qui concerne les ColŽopt�res il pourrait �tre fructueux de poursuivre
l'Žchantillonnage au moyen de pi�ges ˆ interception terrestres ("pitfall
traps"). Enfin, l'inventaire de la faune saproxylophage pourrait �tre
poursuivie par la mise en oeuvre d'autres techniques, comme la mise en Žlevage
du bois mort et parasitŽ, qui est l'une des mŽthodes les plus efficaces pour
l'Žtude de ce type de faune.
Remerciements
Nous remercions
la Direction de l'Environnement (DŽpartement
de lÕEquipement, de lÕEnvironnement et de lÕUrbanisme) de la PrincipautŽ
de Monaco pour qui a ŽtŽ rŽalisŽ ce travail, et notamment M. Bruno Blanchy qui
nous apportŽ un soutien constant. Nous tenons aussi ˆ exprimer notre gratitude
ˆ toutes les personnes qui nous ont aidŽ: FrŽdŽric MŽdail et Katia Diadema qui
ont suscitŽ ce projet, la Fondation Prince Albert II de Monaco, le Gouvernement
Princier, la Direction de la SžretŽ Publique, Monsieur le RŽgisseur du Palais Princier et l'ensemble du personnel du
Palais, et tout particuli�rement Fran�ois Bonne et l'Žquipe des
jardiniers pour leur concours enthousiaste et leur aide permanente sur le
terrain.
Nous remercions
aussi ValŽrie Andrieu-Ponel, Jean-David Chapelin-Viscardi, FrŽdŽric Guiter et
Jean Raffaldi qui nous ont accompagnŽ occasionnellement dans nos
investigations.
Nos coll�gues
entomologistes Gabriel Alziar (Curculionidae), Roland Allemand (Ptinidae), Paolo
Audisio (Brachypterus labiatus), Alex Delobel (Bruchidae), Serge Doguet
(Chrysomelidae Alticinae), Xavier Espadaler (Formicidae), Mark Judson
(Pseudoscorpions), Denis Keith (Melolonthidae), Eric de Laclos (Anobiidae),
Gianfranco Liberti (Dasytidae), Pascal Leblanc (Mordellidae), Philippe Magnien
(Cydnidae), Helio Pierotti (Curculionidae), Laurent Soldati (Tenebrionidae), nous
ont apportŽ une aide prŽcieuse dans lÕidentification de certaines familles
dŽlicates.
Enfin le Museum
dÕHistoire Naturelle de la Ville de Nice a rŽalisŽ et mis ˆ notre disposition
le pi�ge lumineux.
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|
COLEOPTERES |
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Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
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Aderidae |
Aderus populneus (Creutzer in Panzer, 1796) |
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Euglenes oculatus (Paykull 1798) |
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Otolelus neglectus (Jacquelin du Duval 1863) |
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Otolelus flaveolus (Mulsant & Rey 1866) |
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Anobiidae |
Anobium hederae Ihssen 1949 |
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Anobium punctatum (De Geer 1774) |
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Dorcatoma gr. chrysomelina Sturm
1837 |
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Ernobius gigas (Mulsant & Rey, 1863) |
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Ernobius lucidus (Mulsant & Rey, 1863) |
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Ernobius mollis (LinnŽ 1758) |
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Ernobius parens (Mulsant & Rey, 1863) |
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Gastrallus corsicus Schilsky 1898 |
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Gastrallus laevigatus (Olivier 1790) |
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Homophthalmus rugicollis (Mulsant & Rey 1853) |
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Lasioderma haemorrhoidale
(Illiger, 1807) |
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Lasioderma laeve (Illiger 1807) |
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Lasioderma serricorne (Fabricius 1792) |
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Lasioderma corsicum Schilsky, 1899 |
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Metholcus phoenicis (Fairmaire
1859) |
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Mesocoelopus niger (Muller 1821) |
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x |
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Mesocoelopus collaris
Mulsant et Rey 1864 |
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x |
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Nicobium castaneum (Olivier 1790) |
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Oligomerus ptilinoides
(Wollaston 1854) |
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Pseudodryophilus
paradoxus (Rosenhauer 1856) |
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Ptinus bidens Olivier 1790 |
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x |
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Ptinus lichenum Marsham 1802 |
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Stagetus elongatus (Mulsant & Rey 1861) |
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Stegobium paniceum (Linnaeus 1758) |
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x |
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x |
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Synanobium n.sp. |
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x |
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Anthicidae |
Anthicus laeviceps Baudi 1877 |
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Hirticomus hispidus (Rossi 1792) |
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x |
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Microhoria fasciata (Chevrolat 1834) |
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x |
x |
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Microhoria terminata (W. L. E. Schmidt 1842) |
x |
x |
x |
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|
Omonadus floralis (Linnaeus, 1758) |
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x |
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Anthribidae |
Araecerus fasciculatus (DeGeer 1775) |
x |
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x |
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Choragus sheppardi Kirby 1819 |
x |
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Noxius curtirostris (Mulsant & Rey 1861) |
x |
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x |
x |
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Apionidae |
Aspidapion radiolus (Marsham 1802) |
x |
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x |
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|
Kalcapion semivittatum (Gyllenhal 1833) |
x |
x |
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Malvapion malvae (Fabricius 1775) |
x |
x |
x |
x |
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Metapion candidum (Hustache, 1931) |
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x |
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Squamapion minutissimum (Rosenhauer 1856) |
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x |
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Squamapion atomarium (Kirby 1808) |
x |
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Taeniapion rufulum (Wencker 1864) |
x |
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Taeniapion urticarium (Herbst 1784) |
x |
x |
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Bostrychidae |
Scobicia chevrieri (Villa & Villa 1835) |
x |
x |
x |
x |
x |
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|
Scobicia pustulata (Fabricius 1801) |
x |
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|
Sinoxylon sexdentatum (Olivier 1790) |
x |
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|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Bothrideridae |
Anommatus planicollis Fairmaire, 1869 |
x |
|
x |
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|
Bruchidae |
Acanthoscelides
pallidipennis (Motschulsky 1874) |
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x |
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|
Bruchidius siliquastri Kergoat et al. 2007 |
|
x |
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|
Bruchidius pauper (Bohemann 1829) |
x |
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|
Spermophagus sericeus (Geoffroy 1785) |
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x |
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|
Buprestidae |
Agrilus roscidus Kiesenwetter 1857 |
x |
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|
Meliboeus gibbicollis (Illiger 1803) |
|
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x |
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|
Cantharidae |
Cratosilis denticollis (Schummel, 1844) |
x |
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|
Malthinus devillei Abeille de Perrin 1898 |
x |
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|
Malthodes procerulus Kiesenwetter 1852 |
x |
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x |
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|
Rhagonycha fulva (Scopoli 1763) |
|
x |
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|
Carabidae |
Amara anthobia Villa et Villa, 1833 |
x |
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|
Brachinus sclopeta (Fabricius 1792) |
|
x |
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|
Cryptophonus tenebrosus (Dejean, 1829) |
x |
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|
Dromius meridionalis Dejean 1825 |
x |
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x |
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|
Harpalus atratus Latreille 1804 |
x |
|
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|
Harpalus attenuatus Stephens 1828 |
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x |
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|
|
Metadromius myrmidon (Fairmaire, 1859) |
|
x |
|
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|
Paradromius linearis (Olivier 1795) |
|
x |
x |
|
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|
Philorhizus sp. |
x |
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|
|
Pseudoophonus rufipes (De Geer
1774) |
|
x |
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|
|
Cerambycidae |
Arhopalus ferus (Mulsant 1839) |
x |
|
|
x |
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|
|
Chlorophorus
glabromaculatus (Goeze 1777) |
|
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x |
|
x |
|
|
Gracilia minuta (Fabricius 1781) |
x |
|
|
x |
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|
|
Hesperophanes sericeus (Fabricius 1787) |
x |
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|
|
Monochamus
galloprovincialis (Olivier, 1795) |
|
x |
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|
Nathrius brevipennis (Mulsant 1839) |
|
x |
x |
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|
Parmena balteus (Linnaeus 1767) |
x |
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x |
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|
|
Penichroa fasciata (Stephens 1831) |
x |
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|
x |
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|
Xylotrechus stebbingi Gahan, 1906 |
|
x |
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|
Cetoniidae |
Cetonia aurata (Linnaeus 1761) |
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x |
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|
Oxythyrea funesta (Poda 1761) |
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x |
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x |
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|
Protaetia affinis (Andersch 1797) |
x |
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|
Protaetia cuprea (Fabricius 1775) |
x |
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|
Protaetia morio (Fabricius 1781) |
x |
|
x |
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|
|
Valgus hemipterus (Linnaeus 1758) |
|
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x |
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|
Chrysomelidae |
Aphthona nigriceps (Redtenbacher 1842) |
|
x |
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|
|
Chrysolina americana Linnaeus 1758 |
x |
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|
Coptocephala scopolina Linnaeus 1767 |
x |
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Cryptocephalus macellus Suffrian, 1860 |
x |
x |
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|
Cryptocephalus politus Suffrian, 1853 |
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x |
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|
Cryptocephalus mariae Rey 1851 |
x |
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x |
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|
Longitarsus codinai Madar & Madar 1965 |
|
x |
x |
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|
Longitarsus foudrasi
Weise 1893 |
|
x |
|
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|
Longitarsus
lateripunctatus (Rosenhauer 1856) |
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x |
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|
Luperomorpha xanthodera (Fairmaire,
1888) |
|
x |
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|
Macrolenes dentipes (G.A. Olivier 1808) |
|
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x |
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|
Phyllotreta aerea Allard 1859 |
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x |
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|
Phyllotreta cruciferae (Goeze 1777) |
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x |
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|
Phyllotreta procera (Redtenbacher 1849) |
|
x |
x |
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|
Podagrica malvae (Illiger 1807) |
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x |
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|
Psylliodes chalcomerus (Illiger 1807) |
|
x |
|
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|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Chrysomelidae (suite) |
Psylliodes instabilis Foudras 1860 |
x |
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|
|
Psylliodes laevifrons Kutschera 1864 |
x |
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x |
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|
Sphaeroderma rubidum (Gra‘lls 1858) |
|
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x |
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|
Xanthogaleruca luteola (MŸller, 1766) |
|
x |
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|
Clambidae |
Loricaster testaceus Mulsant & Rey 1861 |
x |
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x |
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|
Cleridae |
Necrobia violacea (Linnaeus, 1758) |
|
x |
|
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|
|
Opilo pallidus (Olivier 1795) |
|
|
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x |
|
|
Coccinellidae |
Adalia bipunctata (Linnaeus 1758) |
|
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x |
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|
|
Adalia decempunctata (Linnaeus 1758) |
|
x |
x |
|
|
|
|
Chilocorus bipustulatus (Linnaeus 1758) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Clitostethus arcuatus (Rossi 1794) |
x |
x |
|
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|
|
|
Cryptolaemus montrouzieri Mulsant 1853 |
|
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x |
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|
|
Halyzia sedecimguttata (Linnaeus 1758) |
|
x |
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|
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|
|
Harmonia axyridis (Pallas 1773) |
|
x |
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|
|
|
|
Hippodamia variegata (Goeze 1777) |
|
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x |
|
|
|
|
Myrrha octodecimguttata (LinnŽ, 1758) |
|
x |
|
|
|
|
|
Nephus quadrimaculatus (Herbst 1783) |
|
x |
x |
x |
x |
|
|
Novius cruentatus (Mulsant 1850) |
|
x |
|
|
|
|
|
Oenopia conglobata (Linnaeus 1758) |
|
x |
x |
|
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|
|
Propylea
quatuordecimpunctata (Linnaeus 1758) |
|
x |
x |
|
|
|
|
Psyllobora
vigintiduopunctata (Linnaeus 1758) |
|
|
x |
|
x |
|
|
Rhyzobius chrysomeloides (Herbst 1792) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Rhyzobius forestieri (Mulsant 1853) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Rhyzobius litura (Fabricius 1787) |
|
|
x |
|
|
|
|
Rhyzobius lophanthae (Blaisdell 1892) |
x |
x |
x |
x |
x |
|
|
Rodolia cardinalis (Mulsant 1850) |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Scymnus apetzi Mulsant 1846 |
|
|
x |
|
|
|
|
Scymnus interruptus (Goeze 1777) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Scymnus marginalis (Rossi 1794) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Scymnus pallipediformis
apetzoides Capra & FŸrsch 1967 |
x |
|
x |
|
|
|
|
Scymnus rubromaculatus (Goeze 1778) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Scymnus subvillosus (Goeze 1777) |
x |
x |
x |
|
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|
|
Scymnus suturalis Thunberg 1795 |
|
x |
|
|
|
|
|
Stethorus punctillum Weise 1891 |
|
x |
x |
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|
|
Corylophidae |
Arthrolips convexiuscula (Motschulsky 1849) |
|
|
x |
|
|
|
|
Arthrolips picea (Comolli 1837) |
x |
|
x |
x |
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|
|
Orthoperus anxius Mulsant & Rey 1861 |
x |
|
|
|
|
|
|
Sericoderus brevicornis Matthews 1890 |
x |
|
x |
x |
|
|
Cryptophagidae |
Atomaria lewisi Reitter 1877 |
|
x |
x |
|
|
|
|
Cryptophagus sp. |
x |
|
x |
x |
x |
|
|
Curelius japonicus (Reitter 1877) |
|
x |
|
|
|
|
|
Ephistemus globulus (Paykull 1798) |
|
|
x |
x |
|
|
Curculionidae |
Ceutorhynchus resedae (Marsham 1802) |
|
|
x |
|
|
|
|
Curculio elephas (Gyllenhal, 1836) |
|
x |
|
|
|
|
|
Curculio glandium Marsham 1802 |
x |
|
|
|
|
|
|
Cosmobaris scolopacea (Germar 1824) |
|
|
x |
|
|
|
|
Derelomus chamaeropis (Fabricius 1798) |
|
|
|
x |
|
|
|
Dichromacalles rolletii (Germar 1824) |
x |
|
|
|
|
|
|
Echinodera peragalloi (Chevrolat 1863) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Heteromeira variegata (A. Solari & F.
Solari, 1903) |
x |
|
|
|
|
|
|
Lixus pulverulentus (Scopoli 1763) |
|
|
x |
|
|
|
|
Meira stierlini (Sainte-Claire Deville,
1906) |
x |
|
|
|
|
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Curculionidae (suite) |
Neoderelomus piriformis (Hoffmann, 1938) |
|
x |
|
|
|
|
|
Otiorhynchus civis Stierlin 1861 |
x |
|
|
|
x |
|
|
Otiorhynchus cribricollis Gyllenhal 1834 |
|
|
|
|
x |
|
|
Pachyrhinus lethierryi (Desbrochers 1875) |
x |
|
|
x |
|
|
|
Parethelcus pollinarius (Forster 1771) |
x |
|
|
|
|
|
|
Pselactus spadix (Herbst 1795) |
|
|
x |
|
|
|
|
Rhinusa bipustulata (Rossi 1792) |
x |
|
|
|
|
|
|
Rhinusa vestita (Germar 1821) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Rhyncolus reflexus Boheman 1838 |
x |
|
|
|
|
|
|
Tychius bicolor C. Brisout 1862 |
|
|
x |
|
|
|
|
Torneuma grouvellei Desbrochers 1889 |
|
|
x |
|
|
|
|
Troglorhynchus n.sp. |
|
|
|
|
|
|
Cybocephalidae |
Cybocephalus spp. |
x |
|
|
|
|
|
Dasytidae |
Aplocnemus calidus Mulsant & Rey 1868 |
|
|
|
x |
|
|
|
Danacea longiceps Mulsant & Rey 1868 |
x |
|
|
|
|
|
|
Danacea nigritarsis (KŸster 1850) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Dasytes croceipes Kiesenwetter 1865 |
x |
|
|
|
|
|
|
Dasytes virens (Marsham 1802) |
x |
|
|
x |
x |
|
|
Divales quadrimaculatus (Olivier 1790) |
x |
|
|
|
|
|
Dermestidae |
Anthrenus angustefasciatus Ganglbauer 1904 |
|
|
x |
|
|
|
|
Anthrenus verbasci (Linnaeus 1767) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Attagenus brunneus (Faldermann 1835) |
x |
|
|
|
|
|
|
Attagenus trifasciatus (Fabricius 1787) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Dermestes frischi Kugelann 1792 |
|
|
|
|
x |
|
|
Dermestes undulatus Brahm 1790 |
|
|
|
|
x |
|
|
Globicornis bifasciata (Perris 1866) |
|
|
|
x |
|
|
|
Globicornis variegata (KŸster 1851) |
x |
|
|
x |
|
|
|
Trogoderma versicolor (Creutzer, 1799) |
x |
x |
|
|
|
|
Dryophthoridae |
Sitophilus oryzae (Linnaeus 1763) |
x |
|
|
|
|
|
Dryopidae |
Dryops sp. |
|
x |
|
|
|
|
|
Pomatinus substriatus (Muller 1806) |
x |
x |
|
|
|
|
Elateridae |
Agriotes litigiosus (Rossi
1792) |
|
x |
|
|
|
|
|
Cardiophorus goezei S‡nchez-Ruiz 1996 |
x |
|
|
x |
|
|
|
Drasterius bimaculatus (Rossi 1790) |
|
x |
|
|
|
|
|
Dicronychus incanus (Erichson 1840) |
x |
|
|
|
|
|
|
Melanotus crassicollis (Erichson 1841) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Melanotus dichrous (Erichson
1841) |
|
x |
|
|
|
|
|
Melanotus tenebrosus (Erichson 1841) |
x |
|
|
|
|
|
Elmidae |
Esolus parallelepipedus (Muller 1806) |
|
x |
|
|
|
|
Endomychidae |
Symbiotes gibberosus (Lucas 1849) |
|
x |
|
x |
|
|
Histeridae |
Saprinus subnitescens Bickhardt 1909 |
x |
|
|
|
x |
|
Hydrophilidae |
Cercyon (Paracycreon)
laminatus Sharp
1873 |
|
x |
|
|
|
|
|
Cercyon terminatus (Marsham, 1802) |
|
x |
|
|
|
|
|
Cryptopleurum subtile Sharp, 1884 |
|
x |
|
|
|
|
|
Dactylosternum abdominale
(Fabricius
1792) |
|
x |
|
|
|
|
|
Laccobius sp. |
x |
|
|
|
|
|
Kateretidae |
Brachypterus glaber (Newman 1834) |
x |
|
|
|
|
|
|
Brachypterus labiatus Erichson 1845 |
x |
|
x |
x |
x |
|
Laemophloeidae |
Lathropus sepicola (MŸller, 1821) |
|
x |
|
|
|
|
|
Placonotus testaceus (Fabricius, 1787) |
|
x |
|
|
|
|
|
Cryptolestes juniperi (Grouvelle, 1874) |
|
x |
|
|
|
|
|
Cryptolestes spartii (Curtis, 1834) |
x |
x |
x |
|
|
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Languriidae |
Cryptophilus integer (Heer 1841) |
x |
x |
x |
|
|
|
Lathridiidae |
Cartodere bifasciata (Reitter 1877) |
x |
|
x |
|
x |
|
|
Corticaria cucujiformis Reitter, 1880 |
x |
|
|
|
|
|
|
Corticaria elongata (Gyllenhall 1827) |
|
x |
|
|
|
|
|
Corticaria
longicornis (Herbst 1783) |
x |
|
|
|
|
|
|
Corticarina fulvipes (Comolli 1837) |
|
|
x |
x |
|
|
|
Dienerella costulata (Reitter 1877) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Dienerella parilis (Rey 1889) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Melanophthalma
distinguenda (Comolli 1837) |
|
|
x |
|
|
|
|
Melanophthalma
fuscipennis (Mannerheim 1844) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Melanophthalma sericea (Mannerheim 1844) |
|
x |
|
|
|
|
|
Melanophthalma taurica (Mannerheim 1844) |
|
x |
|
|
|
|
Lyctidae |
Trogoxylon impressum Comolli 1837 |
|
x |
|
|
|
|
Malachiidae |
Attalus cyaneus (Fabricius 1792) |
|
|
x |
|
|
|
|
Axinotarsus marginalis (Laporte de Castelnau 1840) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Colotes javeti Du Val 1852 |
x |
|
|
|
|
|
|
Colotes maculatus (Laporte de Castelnau 1836) |
x |
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|
Cyrtosus cyanipennis (Erichson 1840) |
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x |
|
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Hypebaeus flavicollis
(Erichson 1840) |
x |
|
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|
Melolonthidae |
Amadotrogus vicinus (Mulsant, 1842) |
x |
x |
|
x |
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|
Anoxia australis (Gyllenhal 1817) |
x |
|
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|
|
Monotomidae |
Monotoma longicollis (Gyllenhal,
1827) |
|
x |
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|
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Monotoma picipes Herbst, 1793 |
|
x |
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|
Mordellidae |
Mordellistena confinis Costa 1854 |
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x |
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|
Mordellistena gr. pumila (Gyllenhal 1810) |
|
|
x |
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|
Mycetophagidae |
Berginus tamarisci Wollaston 1854 |
x |
x |
x |
x |
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|
Litargus balteatus LeConte 1856 |
x |
x |
x |
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|
Litargus connexus (Geoffroy 1785) |
x |
|
|
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|
|
Typhaea stercorea (Linnaeus 1758) |
|
x |
x |
|
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|
Nanophyidae |
Hypophyes pallidulus (Gravenhorst 1807) |
|
x |
|
|
|
|
Nitidulidae |
Carpophilus marginellus Motschulsky 1858 |
x |
|
|
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|
|
Carpophilus mutilatus Erichson 1843 |
x |
|
|
|
|
|
|
Carpophilus nepos Murray 1864 |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Carpophilus zeaphilus Dobson 1969 |
x |
|
x |
|
|
|
|
Epuraea luteola Erichson 1843 |
x |
x |
x |
x |
x |
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|
Epuraea ocularis Fairmaire 1849 |
x |
x |
x |
x |
x |
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|
Meligethes |
|
|
x |
|
|
|
|
Meligethes |
|
|
x |
|
|
|
|
Meligethinus pallidulus (Erichson 1843) |
|
|
x |
x |
|
|
|
Stelidota geminata (Say 1825) |
|
|
|
x |
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|
Oedemeridae |
Chrysanthia viridissima (Linnaeus 1758) |
|
x |
|
|
|
|
|
Nacerdes raymondi (Mulsant & Godart 1860) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Oedemera barbara (Fabricius 1792) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Oedemera flavipes (Fabricius 1792) |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Xanthochroina auberti (Abeille, 1876) |
|
x |
|
|
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|
Phalacridae |
Olibrus affinis (Sturm
1807) |
|
|
x |
|
|
|
|
Olibrus ?castaneus Baudi 1870 |
|
x |
|
|
|
|
Ptiliidae |
Acrotrichis sp. |
x |
|
x |
|
|
|
Raymondionymidae |
Ferreria marqueti (AubŽ, 1863) |
x |
|
|
|
|
|
Salpingidae |
Lissodema lituratum (Costa 1847) |
x |
|
|
|
|
|
Scolytidae |
Scolytus mali (Bechstein, 1805) |
|
x |
|
|
|
|
|
Scolytus
rugulosus Muller 1818 |
|
|
|
|
x |
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Scolytidae (suite) |
Carphoborus perrisi (Chapuis 1869) |
x |
x |
|
|
|
|
|
Carphoborus pini Eichhoff, 1881 |
|
x |
|
|
|
|
|
Chaetoptelius vestitus (Mulsant & Rey 1860) |
x |
x |
|
|
|
|
|
Coccotrypes dactyliperda (Fabricius 1801) |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Crypturgus mediterraneus Eichhoff 1871 |
|
x |
|
|
|
|
|
Dactylotrypes longicollis (Wollaston 1864) |
x |
x |
|
|
|
|
|
Dryocoetes villosus (Fabricius 1792) |
|
x |
|
|
|
|
|
Hylastes attenuatus Erichson 1836 |
|
|
x |
|
|
|
|
Hylastes linearis Erichson 1836 |
x |
|
x |
|
|
|
|
Hylesinus toranio (Danthoine 1788) |
x |
x |
|
x |
|
|
|
Hylurgus miklitzi Wachtl 1881 |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Hypoborus ficus Erichson 1836 |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Hypothenemus eruditus Westwood 1836 |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Kissophagus hederae (Schmitt, 1843) |
|
x |
|
|
|
|
|
Orthotomicus erosus (Wollaston 1857) |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Phloeosinus thujae (Perris 1855) |
|
|
|
x |
|
|
|
Phloeotribus
scarabaeoides (Bernard, 1788) |
|
x |
|
|
|
|
|
Pityogenes calcaratus (Eichhoff 1878) |
|
x |
|
|
|
|
|
Xyleborinus alni Niijima 1909 |
x |
x |
|
x |
|
|
|
Xyleborus dispar (Fabricius 1792) |
|
|
x |
|
|
|
Scraptiidae |
Anaspis labiata Costa 1854 |
x |
|
|
|
|
|
|
Anaspis lurida Stephens 1832 |
|
x |
|
|
|
|
|
Anaspis pulicaria Costa 1854 |
x |
x |
x |
x |
|
|
|
Anaspis quadrimaculata Gyllenhall 1817 |
x |
x |
|
|
|
|
|
Anaspis ruficollis (Fabricius 1792) |
x |
x |
|
x |
|
|
Scydmaenidae |
Scydmoraphes sp. |
x |
|
x |
|
|
|
|
Stenichnus sp. |
|
|
x |
|
|
|
Silphidae |
Nicrophorus interruptus Stephens 1830 |
x |
|
|
|
|
|
Staphylinidae |
Alianta mucronata (Kraatz 1859) |
|
x |
|
|
|
|
|
Anotylus complanatus (Erichson 1839) |
x |
x |
x |
|
|
|
|
Anotylus nitidulus (Gravenhorst 1802) |
|
x |
|
|
|
|
|
Astenus longelytratus Palm 1936 |
|
x |
|
|
|
|
|
Carpelimus bilineatus Stephens 1834 |
|
x |
|
|
|
|
|
Carpelimus sp. |
|
x |
|
|
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|
|
Cordalia obscura (Gravenhorst 1802) |
|
|
x |
|
|
|
|
Cypha sp. |
|
|
x |
|
|
|
|
Falagria concinna Erichson 1839 |
|
x |
|
|
|
|
|
Gabrius nigritulus (Gravenhorst 1802) |
|
|
x |
|
|
|
|
Habrocerus
capillaricornis (Gravenhorst 1806) |
|
|
x |
|
|
|
|
Heterothops dissimilis (Gravenhorst 1802) |
|
x |
x |
|
|
|
|
Heterota plumbea (Waterhouse 1858) |
|
x |
|
|
|
|
|
Hypomedon debilicornis (Wollaston 1857) |
|
x |
|
|
|
|
|
Lithocharis ochraceus (Gravenhorst, 1802) |
|
x |
|
|
|
|
|
Lithocharis nigriceps Kraatz 1859 |
|
x |
|
|
|
|
|
Medon brunneus (Erichson 1839) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Luzea nigritula (Erichson 1840) |
|
x |
|
|
|
|
|
Ocypus aethiops (Waltl, 1835) |
x |
|
|
|
|
|
|
Paraphloeostiba
gayndahensis (MacLeay 1873) |
x |
|
x |
x |
x |
|
|
Philonthus discoideus (Gravenhorst, 1802) |
|
x |
|
|
|
|
|
Quedius oblitteratus (Erichson 1840) |
|
|
x |
|
|
|
|
Rugilus orbiculatus (Paykull 1789) |
|
|
x |
|
|
|
|
Scopaeus laevigatus (Gyllenhal 1827) |
|
x |
|
|
|
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Staphylinidae (suite) |
Scopaeus scitulus Baudi 1857 |
|
x |
|
|
|
|
|
Stenus elegans Rosenhauer 1856 |
|
|
x |
|
|
|
|
Sunius propinquus (Brisout de Barneville
1867) |
|
|
x |
|
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|
|
Sepedophilus sp. |
x |
|
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|
|
|
|
Tachyporus sp. |
|
|
|
x |
|
|
|
Aleocharinae :
nombreuses esp�ces indŽterminŽes |
|
|
|
|
|
|
Silvanidae |
Ahasverus advena (Waltl, 1834) |
|
x |
|
|
|
|
|
Oryzaephilus surinamensis (Linnaeus 1758) |
x |
|
x |
|
|
|
Tenebrionidae |
Alphitobius diaperinus (Panzer, 1797) |
|
x |
|
|
|
|
|
Alphitophagus bifasciatus
(Say
1824) |
|
x |
|
|
|
|
|
Catomus rotundicollis (GuŽrin-MŽneville 1825) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Dendarus tristis Laporte de Castelnau 1840 |
x |
|
|
|
|
|
|
Diaclina fagi (Panzer 1799) |
|
x |
|
|
|
|
|
Dichillus minutus (Solier 1838) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Hymenorus doublieri (Mulsant, 1851) |
|
x |
|
|
|
|
|
Isomira icteropa (Kuster 1852) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Lagria hirta (Linnaeus 1758) |
x |
x |
x |
|
x |
|
|
Myrmechixenus
vaporariorum Guerin-Meneville 1843 |
|
x |
|
|
|
|
|
Pentaphyllus
chrysomeloides (Rossi 1792) |
|
|
|
x |
|
|
|
Stenomax foudrasi (Mulsant & God 1854) |
x |
|
|
x |
|
|
Zopheridae |
Langelandia anophtalma AubŽ 1842 |
|
|
x |
|
|
|
|
Langelandia reitteri Belon 1882 |
x |
|
x |
|
|
|
HETEROPTERES |
|
|
|
|
|
|
|
Alydidae |
Camptopus lateralis (Germar 1817) |
|
|
x |
|
|
|
Anthocoridae |
Anthocoris nemoralis (Fabricius 1794) |
x |
|
x |
|
x |
|
|
Cardiastethus
fasciiventris (Garbiglietti 1869) |
|
|
x |
|
|
|
|
Cardiastethus nazarenus Reuter 1884 |
x |
|
|
|
|
|
|
Lyctocoris campestris (Fabricius 1794) |
x |
|
|
|
|
|
|
Orius niger (Wolff 1811) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Orius horvathi Reuter 1884 |
x |
|
|
x |
|
|
Aradidae |
Aradus flavicornis (Dalman1823) |
|
x |
|
|
|
|
Berytidae |
Apoplymus pectoralis Fieber 1859 |
|
|
x |
|
|
|
Coreidae |
Gonocerus insidiator (Fabricius 1787) |
x |
|
|
|
|
|
|
Leptoglossus occidentalis
Heidemann,
1910 |
|
x |
|
|
|
|
Cydnidae |
Cydnus aterrimus (Forster 1771) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Geotomus punctulatus (Costa 1847) |
|
|
x |
|
|
|
|
Macroscytus brunneus (Fabricius 1803) |
|
x |
|
|
|
|
|
Canthophorus fuscipennis (Horvath 1899) |
|
x |
|
|
|
|
Lygaeidae |
Aphanus rolandri (Linnaeus 1758) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Hyalochilus ovatulus (A. Costa 1853) |
x |
|
x |
x |
x |
|
|
Lamprodema maura (Fabricius 1803) |
x |
|
|
|
|
|
|
Megalonotus praetextatus (Herrich-Schaeffer 1835) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Megalonotus emarginatus (Rey 1888) |
|
|
x |
|
|
|
|
Oxycarenus lavaterae (Fabricius 1787) |
|
|
x |
|
|
|
|
Oxycarenus (Euoxycarenus) pallens (Herrich-Schaeffer
1850) |
|
x |
|
|
|
|
|
Taphropeltus contractus (Herrich-Schaeffer 1835) |
|
|
x |
|
x |
|
|
Taphropeltus nervosus (Fieber 1861) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Scolopostethus cognatus Fieber 1861 |
x |
|
|
x |
|
|
|
Scolopostethus decoratus (Hahn 1833) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Tropistethus holosericeus
(Scholtz
1846) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Geocoris lineola (Rambur 1839) |
|
|
x |
|
|
|
|
Arocatus roeselii (Schilling 1829) |
|
|
|
x |
|
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Lygaeidae (suite) |
Heterogaster urticae (Fabricius 1775) |
x |
|
|
|
|
|
|
Spilostethus pandurus (Scopoli 1763) |
|
|
x |
|
|
|
|
Beosus maritimus (Scopoli 1763) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Orsillus maculatus (Fieber 1861) |
|
|
|
x |
|
|
|
Emblethis denticollis Horvath 1878 |
x |
|
|
|
|
|
|
Plinthisus longicollis (Fieber 1861) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Ischnocoris flavipes Signoret 1865 |
x |
|
x |
|
|
|
|
Nysius senecionis (Schilling 1829) |
|
|
|
|
x |
|
|
Nysius cymoides (Spinola 1837) |
x |
|
|
|
|
|
|
Nysius immunis (Walker 1872) |
|
|
x |
|
|
|
|
Nysius ericae ericae (Schilling 1829) |
|
x |
|
|
|
|
|
Belonochilus numedius Say 1831 |
|
x |
|
|
|
|
|
Eremocoris fenestratus (Herrich-Schaeffer 1839) |
|
x |
|
|
|
|
|
Eremocoris abietis (LinnŽ 1758) |
|
x |
|
|
|
|
|
Tropistethus fasciatus Ferrari 1874 |
|
x |
|
|
|
|
|
Kleidocerys ericae (Horv‡th 1908) |
|
x |
|
|
|
|
Miridae |
Adelphocoris
quadripunctatus (Fabricius 1794) |
x |
|
x |
x |
x |
|
|
Campyloneura virgula (Herrich-Schaeffer 1835) |
|
|
x |
|
|
|
|
Closterotomus trivialis (A. Costa 1853) |
x |
|
|
|
|
|
|
Deraeocoris flavilinea (A. Costa 1862) |
x |
|
|
x |
|
|
|
Deraeocoris lutescens (Schilling 1837) |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Deraeocoris punctum (Rambur 1839) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Deraeocoris
(Camptobrochis) serenus Douglas & Scott 1868 |
|
x |
|
|
|
|
|
Dicyphus escalerae Lindberg 1934 |
x |
|
x |
x |
|
|
|
Dicyphus (Dicyphus)
hyalinipennis (Burmeister, 1835) |
|
x |
|
|
|
|
|
Heterotoma planicornis (Pallas 1772) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Liocoris tripustulatus (Fabricius 1781) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Lygus gemellatus gemellatus (Herrich-Schaeffer
1835) |
|
x |
|
|
|
|
|
Macrolophus pygmaeus (Rambur 1839) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Megaloceroea recticornis (Geoffroy 1785) |
x |
|
|
|
|
|
|
Pinalitus cervinus (Herrich-Schaeffer 1841) |
x |
|
|
|
|
|
|
Camptozygum equale (Villers 1789) |
x |
|
|
|
|
|
|
Pilophorus perplexus (Douglas & Scott 1875) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Pilophorus angustulus Reuter, 1888 |
|
x |
|
|
|
|
|
Halticus luteicollis (Panzer 1804) |
|
|
x |
|
|
|
|
Phytocoris tiliae
denigrata Wagner
1955 |
|
|
x |
|
|
|
|
Phytocoris (Exophytocoris) parvulus Reuter,1880 |
|
x |
|
|
|
|
|
Phytocoris (Exophytocoris) minor Kirschaum,
1856 |
|
x |
|
|
|
|
|
Orthotylus (Parapachylops) junipericola regularis Linnavuori, 1965 |
|
x |
|
|
|
|
|
Orthotylus (Parapachylops) junipericola balcanicus Josifov, 1974 |
|
x |
|
|
|
|
|
Salicarus (Salicarus) pusillus (Reuter,
1878) |
|
x |
|
|
|
|
|
Orthotylus (Parapachylops) caprai Wagner,
1955 |
|
x |
|
|
|
|
|
Orthotylus nassutus (Fabricius 1787) |
|
x |
|
|
|
|
|
Pinalitus conspurcatus (Reuter, 1875) |
|
x |
|
|
|
|
|
Phytocoris (Compsocerocoris) juniperi
Frey-Gessner 1865 |
|
x |
|
|
|
|
|
Phoenicocoris obscurellus (FallŽn
1829) |
|
x |
|
|
|
|
|
Atractotomus parvulus Reuter 1878 |
|
x |
|
|
|
|
|
Campylomma verbasci (Meyer-Duer, 1843) |
|
x |
|
|
|
|
|
Psallus (Psallus) varians varians (Herrich-Schaeffer,
1841) |
|
x |
|
|
|
|
Nabidae |
Nabis pseudoferus Remane 1949 |
|
|
x |
|
|
|
Pentatomidae |
Acrosternum millierei (Mulsant & Rey 1866) |
x |
x |
|
|
|
|
Familles |
Esp�ces |
Glacis Palais Princier |
Glacis Palais (UV) |
Source Marie |
Porte Neuve |
Vallon Sainte DŽvote |
|
Pentatomidae (suite) |
Acrosternum heegeri Fieber 1861 |
x |
x |
|
|
|
|
|
Ancyrosoma leucogrammes (Gmelin 1790) |
|
|
x |
|
|
|
|
Eurydema ornata (Linnaeus 1758) |
x |
|
x |
|
|
|
|
Holcostethus strictus (Fabricius 1803) |
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Holcostethus albipes (Fabricius 1781) |
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Nezara viridula (Linnaeus 1758) |
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Sciocoris maculatus Fieber 1851 |
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Piezodorus lituratus (Fabricius 1794) |
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Eysarcoris ventralis (Westwood 1837) |
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Carpocoris pudicus (Poda 1761) |
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Graphosoma italicum (MŸller 1766) |
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Dyroderes umbracutalus (Fabricius, 1775) |
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Pyrrhocoridae |
Pyrrhocoris apterus (Linnaeus 1758) |
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Reduviidae |
Coranus griseus (Rossi 1790) |
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Sphedanolestes sanguineus (Fabricius 1794) |
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Empicoris rubromaculatus (Blackburn 1889) |
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Rhopalidae |
Corizus hyoscyami (Linnaeus 1758) |
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Rhopalus subrufus (Gmelin 1790) |
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Brachycarenus tigrinus (Schilling 1829) |
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Liorhyssus hyalinus (Fabricius 1794) |
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Tingidae |
Corythucha ciliata (Say 1832) |
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AUTRES ARTHROPODES |
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Formicidae |
Pyramica baudueri (Emery 1875) |
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ARACHNIDES |
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Pseudoscorpions |
Acanthocreagris lucifuga (E. Simon 1879) |
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Chthonius cf. concii Beier, 1953 |
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CRUSTACES |
Armadillidium maculatum Risso, 1816 |
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Planches



Noxius curtirostris


"Les insectes ColŽopt�res du
dŽpartement des Alpes maritimes"
Esp�ces signalŽes de Monaco
Carabus
vagans. Le vagans para”t
remplacer dans nos localitŽs l'auratus
si commun dans le centre de la France, c'est ˆ peu pr�s le seul Carabe de la
plaine ; ses refuges de prŽdilection sont les amas d'herbes et le pied des
arbres, dans les jardins de Saint-Roch ; il n'Žtait pas rare dans ceux
aujourd'hui dŽtruits de la Condamine (Monaco).
Leistus spinibarbis. On le prend en juin et en juillet sous les
mousses et au pied des arbres ˆ Sospel, ˆ Monaco, ˆ Menton et au Var. Pas rare.
Lebia
cyanocephala. Pas rare ˆ
Sospel, ˆ Monaco et ˆ Menton, en automne, sous les pierres et en ŽtŽ sur les
buissons.
Chlaenius
festivus. Aux
moulins de Monaco et ˆ Beaulieu, au pied des oliviers.
Chlaenius
chrysocephalus. RencontrŽ
ˆ Beaulieu, ˆ Saint-Jean et ˆ Monaco courant sur la route, en juillet.
Aristus
capito[3]. On prend ce ColŽopt�re ˆ forme exotique ˆ
Saint-Hospice, dans les localitŽs tr�s s�ches ; il a ŽtŽ pris dans les m�mes
conditions ˆ Monaco et ˆ Antibes. Rare.
Ophonus
meridionalis. Au Var, ˆ
Menton et ˆ Monaco au pied des arbres. Assez commun.
Harpalus
laevicollis[4]. Figure au catalogue de M. Gautier. Je l'ai trouvŽ
aussi aux moulins de Monaco, au pied d'un olivier.
Anillus
hypogaeus ou frater[5] ? J'ai rencontrŽ avec M. Linder, ce petit insecte
aveugle au sommet du Mont-Chauve sous des pierres profondŽment enfoncŽes. Je
l'ai repris depuis, dans les m�mes conditions, ˆ Gilette, ˆ Monaco et au
Mont-Vinaigrier.
Scotodipnus
aubei[6]. Ce petit ColŽopt�re, aveugle comme le prŽcŽdent,
n'est pas rare dans les premiers jours du printemps, ˆ la Turbie et ˆ Monaco
sous, les pierres qui recouvrent ou qui avoisinent les fourmili�res.
Hydrophilus
piceus. Ce grand insecte, d'un noir verd‰tre
luisant, est commun dans tous les bassins de Nice, de Monaco et de Menton. Il
passe l'hiver dans la vase. La larve, longue de 7 ˆ 8 cm, se nourrit de
mollusques et rŽpand, lorsqu'on l'approche, une liqueur noir‰tre qui lui permet
de dispara”tre dans l'eau troublŽe.
Choleva
angustata. A Monaco,
sous les feuilles d'oliviers dŽcomposŽes par l'humiditŽ.
Trichopteryx
atomaria[7]. Assez commun sous les feuilles tombŽes
d'oliviers, ˆ Villefranche et ˆ Monaco en fŽvrier et mars.
Faronus
lafertei[8]. A Villefranche et ˆ Monaco, sous les feuilles
mortes d'oliviers et ˆ Lantosque, au pied d'une meule de blŽ, en avril. Assez
rare.
Amaurops
gallicus[9]. TrouvŽ sur la nouvelle route de Villefranche et ˆ
Monaco au pied des oliviers, sous les feuilles en dŽcomposition, aux premiers
jours du printemps. Pas commun.
Homalota
flavipes. A Monaco,
au pied des oliviers, autour des fourmili�res.
Xantholinus
fulgidus. Assez
commun ˆ Nice et ˆ Monaco, sous les pierres.
Staphylinus
olens[10]. Le plus grand de tous nos Staphylins europŽens ;
crŽpusculaire, noir et tr�s vorace. Je l'ai rencontrŽ ˆ Menton et ˆ Monaco
(Condamine) faisant la nuit la chasse aux Lucioles et couvert de leur mati�re
phosphorescente.
Oxytelus flavipes. Je prenais communŽment autrefois ce petit insecte
ˆ la Condamine (Monaco), dans l'intŽrieur des citrons tombŽs, o� il vivait en
sociŽtŽ avec le Carpophilus mutilatus. Je l'ai repris depuis ˆ Menton et ˆ Roquebrune, dans les m�mes
conditions. (Voir l'article concernant le Carpophilus).
Dendrophilus
pygmaeus. A ŽtŽ
trouvŽ ˆ Monaco et ˆ la Turbie dans des fourmili�res, en fŽvrier.
Tolyphus
granulatus. Cet
insecte n'Žtait pas rare sur les orangers dans le jardin aujourd'hui dŽtruit de
la Condamine, ˆ Monaco, en ŽtŽ.
Carpophilus
mutilatus. Je prenais
autrefois, tr�s communŽment, cette Nitidulide dans les citrons tombŽs, au
jardin de la Condamine (Monaco) aujourd'hui transformŽ en ville. Tout
fruit tombŽ qui prŽsentait ˆ la partie touchant la terre, un petit trou rond
renfermait plusieurs Carpophilus;
pour les avoir, il suffisait de presser un peu le citron, l'insecte sortait
aussit™t, souvent en grand nombre, avec le jus du fruit mais sans �tre mouillŽ
par lui. J'ai retrouvŽ depuis, le mutilatus dans les m�mes conditions ˆ Roquebrune et ˆ Menton.
Monotoma
angusticollis. Pris ˆ
Monaco, en mars, pr�s d'une fourmili�re.
Atomaria
pusilla. Le soir, ˆ Menton, sur les barri�res du
chemin de fer. Prise aussi ˆ Monaco.
Langelandia
anophthalma. Pas rare ˆ
Menton et ˆ Monaco, sous les pierres recouvrant des feuilles d'oliviers en
dŽcomposition, en fŽvrier et mars. Un couple de Langelandia existait dans les racines, d'un gŽranium
mort de mon jardin.
Lyreus
subterraneus. Je l'ai
pris souvent, pendant l'hiver, sous les pierres, au pied des oliviers de la
route de Villefranche et ˆ Monaco.
Anommatus
12-striatus[11]. Abondant sous les fouilles d'oliviers pourries,
en hiver, ˆ Monaco et dans mon jardin ˆ Nice, au mois de mars, en secouant sur
un linge des pieds de gŽraniums morts et arrachŽs; il vivait lˆ en sociŽtŽ avec
la Langelandia anophthalma.
Lathridius
constrictus. En
octobre, ˆ Menton et ˆ Monaco, sous les Žcorces.
Dermestes
vulpinus. Dans des
cadavres de couleuvres, en juin, ˆ Menton et ˆ Monaco. Commun.
Chalcophora
mariana[12]. J'ai recueilli un grand nombre d'exemplaires de
ce bel insecte, avec M. Linder, au cap Martin et ˆ Monaco, sur des souches de
pins ; on le trouve aussi en ville, apportŽ de la montagne avec les bžches de
pins destinŽes aux fours des boulangers. Pas rare non plus ˆ Cannes et aux ”les
Sainte-Marguerite.
Coroebus
rubi. Commun sur les ronces ; je l'ai rencontrŽ
aussi sur les rosiers dans les jardins de Menton et de Monaco.
Luciola
lusitanica. De 9
heures du soir ˆ 11, du 15 mai au 1er juillet, on prend en abondance cet
insecte autour de Nice, ˆ Menton, Cannes et Monaco, et m�me dans les hautes
vallŽes ; il est inconnu de l'autre c™tŽ de l'EstŽrel, o� on a cherchŽ en vain
ˆ l'acclimater. La femelle, ˆ peu pr�s inconnue pendant longtemps, est maintenant
dans toutes les collections depuis l'annexion. On la trouve, la nuit, au bord
de son trou o� elle vient s'accoupler ; elle a des rudiments d'ailes
membraneuses dont elle ne fait pas usage. Il est probable que la larve de la
Luciole vit aux dŽpens des Helix.
Ptinus
sexpunctatus. Sur les
oliviers, ˆ Villefranche et ˆ Monaco, en juin.
Asida grisea[13]. Commune en ŽtŽ, sous les pierres dans les
terrains secs, ˆ Monaco, Antibes, Menton, Saint-Laurent du Var.
Asida
jurinei[14]. Dans les m�mes conditions ; elle a ŽtŽ prise ˆ
Monaco par M. Tappes.
Opatrum
sabulosum. Commun
partout sous les pierres, dans les terrains secs (Menton, Monaco).
Gonocephalum
pusillum. Pris
plusieurs fois dans les jardins de Monaco, sous les pierres.
Ammophthorus
rufus[15]. TrouvŽ au pied des oliviers ˆ Monaco et ˆ
Moulinet.
Apion
candidum. Autrefois oculare. Tr�s commun ˆ Monaco et ˆ Saint-Jean sur
la Ruta angustifolia. La larve vit
dans le fruit de cette plante ˆ odeur nausŽabonde.
Otiorhynchus
cremieri[16] et subdentatus[17]. Communs sur les Euphorbes au Ch‰teau de Nice et ˆ
Monaco.
Lixus
rufitarsis[18]. Commune en juin, sur les chardons, ˆ Menton, ˆ
Antibes, ˆ Monaco et au Ch‰teau de Nice.
Cartallum
ebulinum. A Monaco,
en juin, sur Alyssum maritimum ; au golfe Juan, en mai, sur des Convolvulus rampants.
Niphona
picticornis. Cet
insecte, essentiellement mŽridional, n'est pas rare sur les lentisques parvenus
ˆ l'Žtat d'arbre ; c'est en battant les branches au parapluie que j'ai pris ce
Longicorne, en mai, au golfe Juan, en juin, ˆ Beaulieu, ˆ Monaco et ˆ
Saint-Jean, toujours dans les m�mes conditions. M. le docteur Grandvilliers l'a
rencontrŽ dans un Žchalas qui devait Žvidemment �tre formŽ d'une branche de
lentisque. C'est sur cet arbre que vit aussi le Cryptocephalus
mariae ou signatus qu'on
prend Žgalement sur le genŽvrier. J'ai pris aussi la Niphona, en 1878, au vallon de Magnan en battant
les ormes et les micocouliers, mais il y avait d'assez nombreux buissons de
lentisques dans le voisinage. M. l'abbŽ Clair l'a capturŽe en grand nombre, aux
”les Sainte-Marguerite.
Vesperus
strepens. Ce bel
insecte nocturne n'est commun nulle part, mais on le prend cependant un peu
partout. M. Linder et
moi, avons trouvŽ des femelles noyŽes dans les bassins du Mont-Boron, ou dans
des dŽtritus au pied des ch‰taigniers de Moulinet ; M. le docteur Grandvilliers
a capturŽ un m‰le ˆ Moulinet, j'en ai trouvŽ un ˆ l'Aution, un autre au
Perrisson, plusieurs dans des creux d'oliviers, ˆ Nice et ˆ Monaco. Les
transformations s'accomplissent en terre.
Criocerus
paracenthesis. Vit sur
l'asperge sauvage. A Menton, ˆ Roquebrune, ˆ Monaco, au Magnan et aux ”les
Sainte-Marguerite surtout.
Cryptocephalus
signatus[19] ou mariae et ses variŽtŽs. Je l'ai pris ˆ Gilette et ˆ Marie
sur le genŽvrier; au golfe Juan, ˆ Antibes, ˆ Beaulieu et ˆ Monaco sur le Pistacia
lentiscus ; n'y aurait-il pas lˆ, deux
esp�ces distinctes ?
Chrysolina
banksii. En mai, ˆ Monaco, au pied des buissons.
Chrysolina grossa. A Monaco avec la banksii.
Chrysolina depressa. Sous les
pierres, ˆ Monaco et ˆ Levens.
Hispa
testacea[20]. Sur un ciste violet (Monaco).
Notes des auteurs : ces tr�s anciennes signalisations ont un
grand intŽr�t historique. Le catalogue Peragallo permet
en effet d'apprŽcier les bouleversements qu'a subi la faune des ColŽopt�res de
la C™te d'Azur fran�aise et de la PrincipautŽ de Monaco. De nombreuses esp�ces
citŽes ont aujourd'hui certainement disparu, comme Carabus vagans citŽ des jardins de la Condamine, localitŽ
dŽjˆ dŽtruite ˆ l'Žpoque de Peragallo. Il faut toutefois se mŽfier de certaines
citations qui, comme lÕindiquent les notes, peuvent reposer sur des
identifications erronŽes ou ambigu‘s au regard des Žvolutions de la
nomenclature. Par prŽcaution nous avons prŽfŽrŽ ne pas tenir compte de ces
donnŽes dans notre inventaire.

Premi�re observation dÕun cas de monophtalmie
chez un HŽtŽropt�re Pentatomidae
La collecte sur les glacis du Palais Princier ˆ la lumi�re UV pendant l'ŽtŽ 2010 dÕun exemplaire de Holcostethus albipes (F., 1781), HŽtŽropt�re Pentatomidae, ne possŽdant que lÕÏil gauche nous a conduits ˆ consulter la littŽrature concernant cette anomalie.
Les seuls travaux synthŽtiques dÕimportance sont ceux du Dr Balazuc, en particulier ceux concernant la tŽratologie des ColŽopt�res, HŽmipt�res et groupes voisins. Balazuc (1948) recensait trois cas de monophtalmie chez des ColŽopt�res, et dans son supplŽment (1969), la planche XV (fig. 47) montre une t�te du ColŽopt�re Nebria jokischi Sturm dont lÕÏil droit est absent ; dans son Žtude sur la tŽratologie des HŽmipt�res et groupes voisins (1951) aucun cas semblable de monophtalmie nÕest signalŽ, parmi bien dÕautres anomalies.
Ainsi, notre Pentatomidae monophtalme est ˆ notre connaissance le premier cas signalŽ. On notera aussi la rŽduction dÕun article de lÕantenne droite, mais lÕon sait que les malformations dÕantennes (rŽduction, allongement, etc) sont frŽquentes chez les HŽtŽropt�res (Balazuc, 1951).
Balazuc (1969) indique quÕil a obtenu expŽrimentalement chez le ColŽopt�re Cetonia aurata une monophtalmie quÕil a lui-m�me provoquŽe avec un galvanocaut�re. Par ailleurs Balazuc (1951) indiquait suite aux nombreuses expŽrimentations quÕil avait rŽalisŽes : "quÕon ne saurait sans risque dÕerreur Žtendre aux holomŽtaboles les conclusions dÕexpŽriences tŽratogŽniques sur les hŽtŽromŽtaboles et vice-versa". Ainsi cette malformation pourrait-elle avoir une cause accidentelle ou bien gŽnŽtique.

Avant-corps de l'exemplaire tŽratologique de Holcostethus albipes : l'Ïil composŽ
droit est absent


Table
Les piŽgeages par pi�ges aŽriens
Le pi�ge lumineux ultra-violet
Le fauchage de la strate herbacŽe
Le battage de la vŽgŽtation ligneuse
L'Žchantillonnage de la faune de la liti�re
L'Žchantillonnage de la faune souterraine
L'Žchantillonnage de la faune du sol: le
lavage de terre
Esp�ces
mŽditerranŽennes tr�s localisŽes
Metadromius myrmidon (Fairmaire 1859)
Xanthochroina auberti (Abeille de Perrin 1876)
Echinodera
peragalloi (Chevrolat 1863)
Carphoborus
perrisi (Chapuis 1869)
Brachypterus labiatus Erichson 1845
Pseudodryophilus paradoxus (Rosenhauer
1856)
Les Charan�ons endogŽs et anophtalmes de la
PrincipautŽ
Torneuma grouvellei Desbrochers 1889
(Curculionidae) dŽcouvert en PrincipautŽ de Monaco
Heteromeira variegata (A. Solari et F.
Solari 1903):
un
charan�on italien dŽcouvert en PrincipautŽ de Monaco
Synanobium sp., une esp�ce Žnigmatique
d'Anobiidae nouvelle pour la science
Esp�ces
introduites, esp�ces invasives
Epuraea (Haptoncus) ocularis
Fairmaire 1849
Epuraea (Haptoncus) luteola
Erichson 1843
Paraphloeostiba gayndahensis (Mac Leay 1873)
Alianta mucronata (Kraatz 1858)
Rhyzobius forestieri (Mulsant 1853)
Harmonia axyridis (Pallas 1773)
Curelius japonicus (Reitter 1877)
Xylotrechus stebbingi (Gahan 1906)
Luperomorpha xanthodera (Fairmaire 1888)
Bruchidius
siliquastri Kergoat at al. (2007)
et Acanthoscelides pallidipennis (Motschulsky 1874)
Araecerus
fasciculatus (DeGeer 1775)
Le cas particulier de la Source Marie
Une composante insolite : les ColŽopt�res
aquatiques
Les relations ColŽopt�res phytophages - plantes
h™tes
Les HymŽnopt�res Formicidae (fourmis)
Les CrustacŽs Isopodes terrestres
(cloportes)
RŽflexions, conclusions et perspectives
La flore rudŽrale et son cort�ge d'habitants
La conservation des bois morts
Champs de recherches ˆ explorer
Premi�re observation dÕun cas de
monophtalmie
chez un HŽtŽropt�re Pentatomidae
[1] Nous proposons de la nommer Troglorhynchus monoecirupis, "du Rocher de Monaco", pour faire Žcho au nom de lÕesp�ce jumelle ni�oise T. nicaeicivis des Gozis, 1895.
[2] les spŽcimens de Miridae nouveaux pour la faune franco-monŽgasque ne figurent pas dans la collection mais sont dŽtenus pour l'instant par le spŽcialiste du groupe, Armand Matocq (Paris).
[3] = Dixus capito.
[4] = Trichotichnus laevicollis, mais la prŽsence ˆ Monaco de cette esp�ce alticole, au demeurant absente des Alpes-Maritimes (o� elle est remplacŽe par une race de Trichotichnus nitens) est plus que douteuse. Il sÕagit tr�s probablement dÕune confusion avec une autre esp�ce dÕHarpalus.
[5] Il sÕagit tr�s probablement dÕAnillus frater.
[6] = Hypotyphlus aubei
[7] = Acrotrichis atomaria
[8] Il sÕagit probablement de Faronus nicaensis, toujours prŽsent sur le Rocher
[9] il sÕagit probablement de Paramaurops varensis
[10] = Ocypus olens, ˆ moins quÕil ne sÕagisse plus probablement dÕOcypus solarii,.
[11] Il sÕagit plus vraisemblablement dÕAnommatus planicollis, toujours prŽsent ˆ Monaco.
[12] Doit s'appeler maintenant Chalcophora massiliensis
[13] = Asida sabulosa ; mais il sÕagit peut-�tre dÕune autre esp�ce, A. ochsi ou A. ligurica, inconnues du temps de Peragallo.
[14] Il pourrait aussi sÕagir dÕA. poneli Soldati & Soldati, 2001.
[15] =Ammobius rufus, toutefois il est difficile de concevoir que cet insecte sabulicole, infŽodŽ aux dunes du littoral maritime, puisse avoir ŽtŽ trouvŽ au pied des oliviers ˆ Monaco, et encore moins ˆ Moulinet !
[16] = Simo cremieri
[17] = Phyllobius subdentatus roboretanus
[18] = Lixus elongatus
[19] = Cryptocephalus quinquepunctatus, en effet distinct de C. mariae
[20] = Dicladispa testacea